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23 Apr

Raymond Trencavel 1

Publié par basilique saint nazaire  - Catégories :  #Clergé de l'Aude

RAYMOND TRENCAVEL II, vicomte de Carcassonne (1209 à 12(57 )

 

Raymond Trencavel II, fils unique de Raymond Roger, n'étoit âgé que de 2 ans à la mort de son père. Il étoit alors entre
les mains «Je Raymond Roger comte de Foix , sou proche parent, sous la .garde duquel son père l'avoit mis. Il n'avoil hérité
que des droits , sans possession , parce que tous ses domaines étoienl sous la maiu de Simon comte de Montfort , chef des
Croisez , qui en avoit usurpé mémo les titres, depuis la prise de Carcassonne. L'an 1224, il rentre dans cotte ville , après
la retraite d'Araaury de Montfort, fils de Simon , et recouvre bientôt le reste de ses états. La môme année', il se soumet
à l'Eglise et promet de poursuivre les hérétiques, dans deux conférences tenues à Montpellier , à la Pentecôte et à l'As-
somption; mais ces soumissions ne le reconcilièrent point extérieurement à l'Eglise, parles intrigues de l'ambitieuse
maison de Montfort. L'an 1220 , les villes do Carcassonne et d'Alby envoient leurs clefs au roi Louis VIII, alors occupé
au siège d'Avignon : Louis , après ce siège , étant arrivé eu Languedoc, se rend maître de tout le pays. L'an 1227 , Tren-
cavel est excommunié dans le concile de Narbonno , « sans qu'il paroisse , dit l'historien de Languedoc , qu'il fut coupable
d'autre crime que d'être fils d'un père proscrit >. Ce prince , ainsi dépouillé , se retire auprès du roi d'Aragon. L'an 1240
il reparoit en armes dans le Carcassez, et se rend maître de plusieurs châteaux; il fait le siège de Carcassonne , qu'il est
obligé de lever. L'armée françoise l'assiège à son tour dans Montréal, et l'oblige à capituler. Il repasse les Pyrénées et
retourne en Catalogne, où il établit son séjour. L'an 1212, le 21 juillet, il est excommunié de nouveau par l'archevê-
que de Narbonne , dans la cathédrale de Beziers. L'an 1247 , n'ayant plus d'espérance de recouvrer ses domaines , il se
rend à Beziers , et là , devant le portail de l'Église, il cède , le 7 avril, entre les mains du sénéchal de Carcassonne , tous
ses états au roi de France; cession qu'il renouvelle la- mémo année , au mois d'octobre , au Roi lui-môme , à Paris. Le
Roi lui accorda 600 livres de rente , en assignations, sur diverses terres , ce qui revient à 25,009 livres de notre monnoïe.
Trencavel suivit le Roi dans la Terre-sainte, et s'y distingua par sa valeur. Il en revint avec ce prince et vécut jusqu'en
1263 , et peut-être même au-delà. Il laissa de Saure son épouse, deux fils, Roger et Raymond Roger , qui prirent le surnom
de Beziers. Le premier se croisa, avec le Roi, en 1259. On ne trouve plus dans la suite , aucune trace des descendans de
Trencavel ( Art de vérifier les Dates).

Depuis l'élection de Simon de Montfort au gouvernement des états du vicomte Raymond Roger, qui eut lieu (1209) immédiatement apiès l'occupation de la Cité de Caicassonue par les principaux de l'armée croisée, sous la présidence de l'abbé de Citeaux , il existe deux titulaires du comté de Carcassonne : d'une part, Simon de Montfort, le souverain de fait quoique contesté sur plusieurs points du pays , et après lui Amaury son fils; d'autre part, le vicomte Raymond Roger , prisonnier de son rival, et après sa mort, si tôt advenue, le fils du prince détrôné, Raymond Trencavel enfant, dans les mains et sous la tutèle du comte de Foix , son grand-oncle. • Nous recueillons simultanément, à leur date, ceux des faits et des actes de ces divers comtes qui concernent le comté de

Carcassonne; mais toujours sous la rubrique du nom de Raymond Trencavel II, le continuateur et le dernier de la dynastie régnante. (I)

(I) Il n'y a pas apparence que Raymond Trencavel II ait frappé monnaie, n'ayant jamais été bien établi sur ses domaines. Amaury de Montfort n'a pas plus que son père Simon, frappé des monnaies à Carcassonne ( Gavhaud Du Sai*t-be«oit : Recherches sur les Monnaies des Comtes et Vicomtes de Carcassonne , Rasez et Beziers.).

 

An 1209 , Août. — Donation , par Simon de Monfort, comte de Leyee.ster , vicomte de Beziers et de Carcassonne , à l'abbé de Citeaux , de maisons dans les cités de Carcassonnc et de Beziers , etc. ( Histoire nérale de Lanijucdoc. T. III. édit. in-fol. Preuve xci. col. 214. Reyhtrum cttrim FranciceJ. — v. ci-dessus: Berriac. adann. 1213. pag. 1S1.

Cette charte , qui dut suivre de bien peu de jours l'élection de Simon de Montfort, est la première que nous connaissions où il prend ses nouveaux titres de vicomte de Carcassonne et de Beziers.

< Ego Simon , dominas Montisibrtis , cornes Leyceslrise dedi Deo et ecclesiœ S. Marias Cisterciensis , per manum D.

et vicecomes Biterrensis et Carcassonse, notum f'aeio univer- Abbatis ejusdem monasterij, apostolica? Sodis Legali in par

sis.etc, quod cùm Dominus tradidisset ad manus meas terras tibus illis , de bonis qui praescriptis, secundum aposlolicum

gentis incredulœ hcereticorum , videlicet quod per ministe- mandatum , hœreticis dederat mini Deus , in civitate Carcas

rium servorum suorum signatorum dignatus est de terra ipsa sona, domum quee fuit Bernardi de Lerida hœretioi; in civi

disperdere; et ego ad instantiam tam baronum exercitus, laie Biterrensi , domum quœ fuit Atnelii de Rivosicco hoere

quam D. etiam Legati et prajlatorum qui présentes erant, tici; in easlro de Sallela , Narbonensis diocesis , domum que

onus etregimen ejusdem terrae, humiliter et dévote , divinae fuit cujusdam dominée haereticœ quee vocabalur Filesars; cnm

retributionis intuitu, conBdens de ipsius adjutorio, suscepis- omnibus possessionibus et bonis quibuslibel ad easdem do

sem; desiderans gratiam ab ipso Domino ministrari in ejus mos perlinentibus, etc. Actum anno I. D. M.cc.ix. mense

servitio per orationes sanctorum, pro remedio animée meee , augusto >.

Mime année. — Renuit Rex Aragonensis admiltere comitem Tholosanum ( Simon de Montfort) ad preestationum horainij, ralione vrbis Caroassonee sibi debiti, frustra hoc vrgente comité [de Monteforti ] (petrus Vallium Ckrnaii: llhtoria Albigensium. cap. xxvi). — v. Histoire générait de Languedoc. L. XXI. 76. et ci-après : ad ann. 1211 , Janvier, pag. 292.

« Rex Aragonensis Petrus., de cuius dominio erat civitas Carcassona;, nullo modo volebat accipere hominium Comitis , sed volebat habere Carcassonam. Cum autem die quodam vellet ire ad Montempessulanum , et non auderet, misit ad Comiiem et mandavit ei, vt obviaret ei apud Narbonam. Quo facto, ad Montempessulanum Rex et Cornes noster pari'er devenerunt : vbi cùm dies quindecim fuissent, non poluit inclinari Rex ad hoc, vt reciperet hominem comitem sœpedictum. Mandavit insuper, sicut dictum fuit, secreto , nobilibus, per totum vicecomitatum Bitterrensem et Careassoncnsem , qui adhuc resislebant sanctao Ecclesia; et comiti nostro, ne componerent cum Comité , promiltens eis quod ipse cum eis, Comitem impugnaret. Factum est autem dura redirct Coines à Montepessulano , venerunt ad eum qui dicerent plurimos de mililibus Biterrensis et Carcassonensis , et Albiensis diœcesum , cum castellis , a fidelitato quam Comiti promiserant resilisse , et vere sic erat. Insuper quosdam milites Comitis obsederant traditores quidam in turre cuiusdam castri prope Carcassonam , Almaricum scilieet et Willelmurn de Pissiaco (Poissy). Quo audito festinavit Cornes , vt posset verîire ad castrum illud anlequam sui milites raperenlur ; sed cum non posset transire flumen quod dicitur Atax, inundaverat siquidem aqua, oportuit eum ire Carcassonam... quo dùm pergeret, agnovit quod dicti sui milites capli erant. Contigerat autem dura esset Cornes apud Montempessulanum quod Bucardus de Marliaco (Marhj) , et Gobertus de Essigniaco (Assigntj) , et quidam alij milites qui erant apud Saxiacum ( Saissac) , castrum quoddam fortissimum in Carcassonensi diœcesi, quod dederat Cornes dicto Bucardo, quadam die vsque ad Cabarelum hostes in

sequerentur Factum est autem dum appropinquarent dictus Bnçardus et socij eius Cabaretum , milites Cabareti qui posue

rant in insidijs, se surgenles concluserunt eos et cœperunt Bucardum. Gosbertum autem cùm nullalenus vellet se reddere occiderunt, Captum autem Bucardum ducentes Cabaretum, posuerunt in quodam terra; Castro, vbi eum per menses sexdecim , in vinculis tenuerunt. Eodem etiam tempore antequam Cornes rediisset a Montepessulano, vicecomes Biterrensis, Raimundus Rogerij, qui apud Carcassonam tenebatur in palatio, infirmitate laborans, defunctus est ». — v. Cartulaire de Carcassonne. T. III. pag. 34. Lastours de Cabardès.

Même année :jd. Nov.Bulle du Pape Innocent III, par laquelle il confirme à Simon de Montfort, comte de Leicestre et vicomte de Besiers , et à ses héritiers , la possession des villes de Carcassonne et de Bcsiers, qu'il avoit conquises, sauf le droit des principaux seigneurs et autres , excepté les hérétiques el leurs fauteurs (baluze •.■Epistolœ Innocenta Papa III. T. II. L. XII. pag. 380. — et Recueil des Historiens de France. T. XVII.).

Innocentius Episcopus servus servorum Dei, dilecto filio in manibus luis et aliorum forlium quos in sanctum exerDobili viro Simoni de Monteforti, comiti Lecestria, viceco- cilum congregatos zelus Domini contra fidei subversores saiti Bitterensi,salutem et apostolicam benedictionem... cum armavit, neenon etiam legatorum noslrorum Careassoncnsemet Bitterensem civ<lates,ac alias htereticorura terras mirabili- dirigendus, cum facientes et conseneieiites pari pœna canoter Altissimus Iradidisset, principes eiusdem exercitus, cum niea provisio persequatur. Ad indiciumautem quod terrasippraefatorum legatorum consilio, tuo ipsas regimini commise- sas in devotione apostolicae sedis et sanctae religionis couserruut.sperantes in Domino quod per providentiam tuarr.,omnis vare disponas, très denarios statuisti pcr singulas domos eius ab eis debcat hœreticae pravitatis eliminarj spurcicia et ibidem annualiter ecclesiae Romans solvendos, et illorum pravam salubriter reformarj puritatis catholicae disciplina. Igitur, nos consuetudinem , qui sccundum partinm finitimarum abusum, quod ab ipsis pie ac provide factum est, ratum et gratum ha- décimas et primicias ecclesiasticas haereditario iure, immô inbentes, eivitates et terras ipsas sicut tibi sunt, ad divinae ma- iuria, sibi vendicanl, abolerc ipsas, iuxta légitimas saneiestatis iionorem pro tutela pacis et fidej deflensione conces- tiones, ad ecclesias revocando.... Datum Lateranj, n° idus sas, libi et hœredibus tuis, in iide catliolica et devotione sedis novembris , pontilicatus nostri anno duodecimo ». apostolicae perraauentibus, auctoritate apostolica confirma

mus et praesentis scriptura? patrocinio communimus, princi- Cette bulle du pape Innocent III est confirmée par une bulle

palium dominorum et aliorum etiam, si quibus competivit, du pape HonoriusIII, successeur d'Innocent, adressée à

jure saluo, exceptis prorsùs haercticis, l'autoribus, creden- Amalnc de Monti'ort, tils de Simon. — « Datum Laterani,

tibus , dell'ensoribus et receptatoribus eoruradem , in quos tertio Non. Juu. Poutificatus anno quarto. » ( Recueil des his

etiam secuud um sacrai legis censuram.auctoritatis est aculeus toriens de France. T. XVII. )

Même année : vin. knl. Decembris, à Montpellier. — Cession par Agnès , veuve du vicomte Raymond Roger , à Simon comte de Montfort, vicomte de Beziers et de Carrassonue , de ses droits représentatifs de sa dot, sur les châteaux de Pezenas et de Torves , et sur toute la terre du feu vicomte de Beziers, en échange de laquelle cession le comte de Montfort garantit à lad. Agnès une pension annuelle et viagère de 5000 sols melgoriens (Histoire générale de Languedoc. T. III. édit. in-fol. Preuve xciv. col. 217. Regislrum curiœ Franciœ.J.

Même année , Décembre. — • On vit bientôt la plupart des chevaliers des diocèses de Beziers, Carcassonne et Alby , se déclarer avec leurs châteaux , contre leur nouveau seigneur; Simon de Montfort fut averti de ce soulèvement à son départ de Montpellier. Lorsque Robert de Mauvoisin arriva de Rome à Carcassonne , vers la Nativité de N. S., de l'an 1209, Simon avoit perdu une grande partie de ses conquêtes...; il ne lui restoit plus que Carcassonne , Fanjaux , Saissac , Limoux , Pamiers, Saverdun, Alby et le chlteau d'Ambialet voisin de cette dernière ville (Histoire générale de Languedoc. L. XXI. 78 et 80.

1211, Janvier, à Narbonne. — Sur les instances réitérées des Légats du Pape , le roi d'Aragon , en qualité de comte, ou seigneur suzerainn de Carcassonne , consent à recevoir l'homage de'Simon de Montfort, pour ladite ville (pétris Vallicm Sebnaii: Historia Albigemium. L. XLVII.).

Même année : nonis Junii. — Cession par Raymond Trencavel, à Simon de Montfort, de ses droits sur les comtés de Beziers, Carcassonne, Rasez, Alby, etc. (Histoire générale de Languedoc. T. III. édit. in-fol. Preuve cm. col. 251. Registrum curiœ Franciœ. — P. Bouges: Histoire de Carcassonne. Preuve Xxxvii. des Archives de Carcassonne; rapporté par M. Galland : Du Franc alleu, pag. 159.).

• De Vie (Chronicon Episcoporum Carcassonis. pag. 86) prétend que ce Raymond Trencavel étoit fils du vicomte Raymond Roger, mort en 1209, après la prise de Carcassonne , mais il se trompe. Raymond Trencavel dont il s'agit ici, étoit oncle paternel de ce vicomte, et fils puiné de Raymond Trencavel vicomte de Beziers et de Carcassonne , tué en 1167 , et de Saure sa seconde femme. Comme il avoit été simplement apanagé, Simon de Montfort ne fit pas une grande acquisition par cette cession , qui, outre qu'elle étoit forcée , ne pouvoit se faire au préjudice du fils légitime de Raymond Roger » (Histoire générale de Languedoc. L. XXI. 87.).

« Omnibus hjyc audientibus sit manifestum , quod ego R. suis... tolum scilicet quidquid habeo et habere debeo ex pa

Trencavellus, filius quondam Trencavelli et uxoris ejus, non terna, vel materna heereditate , vel successione... vel aliquo

ab ulla persona circonventus, etc. dono et concedo, et trado, modo, in toto vicecomitatu Biterensi, Carcassonensi, Al

omninôque derelinquo , nunc et in perpetuum, titulo per- biensi, Redensi et Agathensi, et in omnibus aliis locis, vide

fectœ donationis inter vivos... tibi D. S. comiti Leycestris, licel iu civitatibus et burgis . et castris , et villis, in forciis et

domino Montisfortis, vicecomiti Biterris et Carcassonœ, et bastidis, in hominibus et fœminis, etc. Conhteor etiam dona

dommo Albiensi et Redensi, et hœredibus et successoribus tionem istam actis fuisse insinuatam , et confiteor in veritate.me fecisse tibi hanc donationem in obsidione castri de Miner- aliorum mullorum. Nunc autem promitto... quod hanc dova, in pr.nesentia D. Abbatis Cislercensis apostolicse Sedis le- nationem et cessionem... habebo et lenebo seraper firraa et gati, et D.D. B. archiepiscopi Narbonens s , F. episcopi To- stabilia, etc Datum in exercitu Domini, juxta ripam Tamis , losani, et R. episcopi Uticensis, abbatis de Vallibus , magis- anno ejusdem M.cc.xi. non. Junii ». tri Thedisii eanonici Janueusis (Gènes), R. de Caturcio, et

1212 : Décembre d", « Pruniers. — Coutumes données par Simon comte de Montforl, aux peuples d'Alby , Beziers , Carcassonne , Razès et autres fD. Martenne: Thésaurus anecdotorum. T. I. pag. 551 ). — v. Histoire générale de Languedoc. L. XXII. 34.

M. Damage a donné une traduction française de cet acte, dans son édition de VHistoire générale de Languedoc. in-8°. T. V. Additions et Notes du Livre XXII. pag. 5t. note 13.

1213 : kal. Febr.Lettre du Pape Innocent III à Simon de Montfort comte de Carcassonne , par laquelle il lui enjoint de faire hommage au roi d'Aragon de la ville de Carcassonne , dont elle est tenue en fief, comme faisoient les vicomtes de Beziers ( Catel : Mémoires de CHistoire de Languedoc, pag. C35. Bibliothèque du collège de Foix , à Toulouse, mss.).

a Nobili viro Simoni, coraili Montisfortis, quod facial ho- feudatorum aliquid deperiret, nen te subtrahere debes illius magium régi Aragonum de civitate Carcassonensi, quam ei- onenbus , in cuius quoad feudum ipstim successisti commodein tradidit in feudum, et alia faciat que faciebat vicecomes dum et honorem , cum possessionurn onera mulan de leui Biterensis cuius fuerat. non cousueverint mutationibus possessorum, quia res cum

c Cvm ad maudalum Sedis aposlolicoe, reverendus in onere suo transit; per Apostolica tibi scripta mandamus quaChristo filius noster P. Rex Aragonum in feudum tibi con- tenus ea dicto Régi l'acare non récuses ad quœ vicecomes tecesserit Carcassonam , quam ab eo vicecomes tenuerat Bite- nebatur eidem , quoniam quantumeumque te in Domino rtirensis, postulat vt ea faceres quae dictus vicecomes ei suisque ligamus , sic tibi nec volumus née debemus adesse , vt ipsi successoribus facere consueverat et debebat : quia verô in- Régi déesse in sua justitia videamur. Datum Laterani, decitentionis nostrae non extitit, quod ei de jure suo per talem mo oclavo kal. febr. poutificatus nostri anno quinto decimo >.

Même année : non. Nov. — v. ci-dessus : pag. 151. Berriag. texte.

1214. — Le mariage d'Amaury de Montfort, fils aîné de Simon, avec Bentrix, fille aînée du duc de Bourgogne, Dauphin de Viennois , est célébré à Carcassonne (petrus Vallium Ckrnaii : Historiœ Albigensium. Cap. 71.).

1215 : ix. liai. Septembris. — v. Cartulaire de Carcassonne. T. II. pag. 261 : La Grasse - Abbaye, texte.

Même année, Novembre. Raymond de Roquefeuille , l'un des seigneurs de la Croisade , se plaint devant le Pape , au concile de Latran, de la manière cruelle dont Simon de Montfort avait fait périr le dernier vicomte de Carcassonne, Raymond Roger , et désolé ses domaines , tandis que ce vicomte n'étoit ni hérétique ni fauteur des hérétiques.

< ... .S'es metut a l'avant vng autré baro apellat Ramon de Roquafuelh , loqual a dict et demonstrat la granda trahïso et destruction del deffunct visconté de Besiers , en la maniera com l'avian faïct morir, et sa terra pilhada et destruicla. laqualla causa era ung grand domatgé et perta per toi lo mondé ; car jamais ledit visconté no era estât hérègé , ny racaptado d'aquels, ainsin qué se trobara per vertat, mais le grand léguât, per grand malessa, avia faïct ainsin qué dit es dessus » (Chronique d'un anonyme , en Languedocien : Histoire générale de Languedoc. T. III. édit. in fol. Preuves. I. col. 59). — v.Cansosdela Crozada contr'els éréges d'Albeges. édit. Fauriel. Cxlvi. v. 358.

1216 : apud Ponteni a'rchœ , mense Aprilis. — Acte de l'hommage rendu par Simon comte de Montfort au roi Philippe (Auguste), pour le duché de Narbonne , le comté de Toulouse , la vicomté de Beziers et Carcassonne (Original. Archives de l'Empire. J. 890. n° 17. — Guillard : Histoire du Conseil du Roy. 498. — Histoire générale de Languedoc. III. Preuve cxx. col. 253. — Léopold Delisle : Catalogue des actes^e PhilippeAuguste, pag. 371.).

L'hommage porte sur les fiefs que Raymond, jadis comte de Toulouse, tenait du Roi, et qui ont été conquis sur les hérétiques . ,

Même année , Avril.Lettres du Roy Philippe-Auguste , par lesquelles il déclare que Simon comte de Montfort lui a rendu Phomage-lige pour le duché de Narbonne , pour le comté de Toulouse , les vicomtés deBeziers et de Carcassonne , et pour les fiefs et terres que Raymond comte de Toulouse tenoit de S. M. (Histoire générale de Languedoc, ut supra. Itegisirum curiœ Franciœ.J.

« PniLippus Dei gracia Francorum rei, vniversis amicis iure alieno et illorum qui sunt homines nostri, durntaxatadhe

et fidelibus suis, ctalijsad quos litterœ prœsentes perveue- reantfadej christiaua?, recepimus in homïnem nostrum ligium;

rint salutem et dilectionem. Noverit vniversitas vestra quod proinde vobis mandamus h'rmiter inhibentes , ne de feodis

nos dilectum et fidelem nostrum Siraonem comitem de Mon- nostris vos intromittatis, vel in eis manum miltatis, nisi dicto

•teforti, de ducatu Narbonse, comitatu Tholosœ, vicecomilatu S cum ab ipso requisitj fuerilis , auxilium et consilium im

Bitterrensi et Carcassonensi, de feodis scilicet et terris quae pendendo. Actum apud Meledunum (.MeJun), anno Domini

R. quondam cernes Tholosanus de nobis tenebat, quœ sunt millesimo ducentesimo sexto , mense apriiis >. adquisita super hsereticos et inimicos Christi ecclesiae, salvo

Même année : ix. kal. Aug. v. Carlulaire de Carcassonne : T. IV. pag. 306. texte.

■1217 : xt° kal. Junii. v. Carlulaire de Carcassonne. T. IV. pag. 583 : Pieimepertuse. texte.

1218, Juin 23. — Simon de Montfort est tué devant Toulouse, qu'il assiégeait (Histoire générale de Languedoc. L. XXIII. 28. d'après Guillaume de Puylaurens, c. 30. et Pierre de Vaux de Cernay. c. 86). — Voir encore divers récits de cet événement dans Dlmège : Histoire générale de Languedoc, édit. in-8°. Additions et Notes, du Livre XIII. pag. 735. n» 12. et pag. 150. col. I. de la Chronique d'un anonyme, en Languedocien. — Guillaume De Tudela : Cansos de la Crozada contr'els éréget d'Albeges. vers 8150.

— Portrait de Simon de Montfort , par Pierre de Vaux de Cerna}' (Historia Albigensiutn. Cap. xvm.). • De pneclaris animi et corporis dolibus Simonis comitis Montisfortis.

Hic de nobili comité Montisfortis quod novimus inseramus. Primo dicetur quod erat génère praeclarus, virtute robustus,

in armis plurimum excreitatus. Erat proeterea vt accedamus ad formam , statura procerus , cœsaric spectabilis , facie elegans, aspectu decorus , humeris erninens , brachiis exertus , corpore venustus , membris omnibus agilis et slabilis , acer et alacer, in nulla sui vel modica parte , etiam al) hoste vel invido reprobandus. Demum vt ascendamus ad majora , erat facundia disertus, affabilitate comis , contubernio amabilis , castitale mundissimus , humilitate prrccipuus , sapientia pneditus , in proposito fir— mus , in consilio providus , in judicio justus , in militise exerciliis sedulus, in suis actibus circumscriptus, in incipiendis arduus , in perfeciendis non defessus , totus divinis serviciis mancipatus , etc. •.

— . Le corps de Simon de Montfort fut apporté , par Amaury son fils, à Carcassonne , et enseveli dans l'église cathédrale de Saint-Nazaire. Mais on sait (pie plus tard, Amaury transporta les restes de son père avec ceux de Guy de Montfort, l'un des fils de Simon , dans l'abbaye des Hautes-Bruyères , près Montfort-l'Amaury: on l'enterra au milieu de l'église de ce prieuré , sous une pierre plate , avec sa femme Alix de Montmorency. Sa figure est sur un pilier proche la grande grille, la face tournée vers le ciel et les mains jointes • (Histoire générale de Languedoc, L. XXIII. 30.).

— • G. Besse , ciloien de Carcassonne , qui publiait, en 16i5 , son Histoire des Comtes de Carcassonne, dit (pag. 150)

• que son corps (de Simon) , orné à la mode de France , fut apporté en la Cité de Carcassonne, et enseuely au deuant de la

• chapelle de Saincte-Croix , en l'Église cathédrale. Cette grande lame de pierre qu'on void encore au deuant de l'église , fut « faite pour le comte Simon , et il y fut représenté au dessus , armé , de la mesme façon qu'on le void pour le iourd'huy, et

• dit-on qu'elle ne fut pas posée au dessus de sa sépulture, à cause qu'au mesme temps qu'elle fut achevée, Amalric son fils fut

• assiégé dans la Cité et contraint de quitter la place. Voicy cependant l'épilaphe du dit comte Simon :Hic jacet, etc.

— Le style de cette épitaphe diffère complètement du style lapidaire de l'époque où l'on suppose qu'elle a été faite; c'est d'ailleurs une copie presque littérale , sauf les premières lignes , d'une partie du Chapitfe Lxxxvi de l'Histoire des Albigeois , de Pierre de Vaulx-Cernay.

■ Nous avons en vain cherché devant la porte de l'église de Saint-Nazaire de Carcassonne , cette grande lame de pierre dont parle Besse, ej^ur laquelle on avait représenté Simon de Montfort, armé de toutes pièces ; mais grâce aux soins de feu M.' Marianne , ingénieur en chef du cadastre du département de .l'Aude , on a retrouvé une pierre , sur laquelle est représenté un chevalier , dont la cotte d'armes est semée de lions , signe héraldique de la maison de Montfort, et de croix vuidées , clechées et pommelées , qui formaient les armes des comtes de Toulouse (dlmège : Histoire générale de Languedoc, édit. in-8». T. V. Additions et Notes du Livre XIII. pag. 81.).

— « On remarque au mur du transept méridional de l'église de Saint-Nazaire , une grande dalle , représentant au trait et en creux, un chevalier que l'on croit être Simon de Montfort. Quoiqu'il en soit de celte conjecture, il est certain que Simon deMontfort, tué devant Toulouse le 23 juin 1218 , fut apporté et inhumé le 26 juillet de la même année , dans l'église de Saint

Nazaire , à l'extrémité est de la nef latérale droite , à quelques pas de la chapelle de Sainte-Croix ;mais il n'est pas moins

certain qu'il n'y a été laissé que pendant cinq ans environ. Amaury son fils, sortit de Carcassonne avec tous les Français qui y tenaient garnison , le mardi 13 janvier 1223 , emportant avec lui le corps de son père. On a dit que Simon de Montfort fut enseveli à l'entrée de la chapelle (actuelle) de Sainte-Croix , sous une dalle de marbre rouge: c'est une erreur ; la chapelle de S'«Croix qui existait en 1218 n'était pas sur l'emplacement de celle d'aujourd'hui.

• On a supposé que celte dalle avait été placée sur le tombeau de Simon de Montfort : nous ne partageons pas cette opinion; mais dans le doute , nous avons cru devoir provoquer l'acquisition de cette pierre tumulaire et son transport dans l'église cathédrale de Carcassonne , le 31 juillet 1845 (1). — v. Besse : Histoire des Comtes de Carcassonne. pag. 150. — Bohrel : Antiquités de Castres, pag. 32. — Voyage littéraire de deux Bénédictins (D. Edmond Martenne et D. Ursin Durand). 1717. in4». 2TM partie, pag. 51. — Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France. T. I. pag. 75 à 83. — Bulletin du Comité historique des Arts et Monuments. Année 1813-44 » (cros-mayrevieii,le: Les Monuments de Carcassonne. pag. 78. 175 et 177.).

— «Le pieux comte (Simon de Montfort) avoit fondé, quelque temps avant son décès, dans l'église cathédrale de Carcassonne, un chapelain qui devoit célébrer tous les jours , à l'autel de Sainte-Croix , une messe pour le repos de son âme et de celles de ses aveux. Cette fondation fui ratifiée et confirmée par sa veuve et ses enfans ( v. ci-après : pag. 296. texte), en date du mois d'octobre 1219 , et autorisée par le roi saint Louis , par Lettres patentes du mois de Juillet 1259 (v. ci-après : Ciupitiie Et CaThédrale). — Depuis un temps immémorial, le comté du Lauragais paye annuellement, au Chapitre de l'église cathédrale de Carcassonne , le 24 juin , jour de la Nativité de saint Jean-Baptiste , une rente de 13 livres; c'est, suivant l'opinion la plus commune , pour représenter lad. somme de 13 livres , originairement assignée sur le salin de Carcassonne , pour l'acquit do la fondation du comte Simon de Montfort, dont le salin se trouve aujourd'hui déchargé ■ (birot : Nécrologe de l'Eglise de Carcassonne. pag. 157. mss. des Archives du Chapitre cathédral.).

Armes de Simon de Montfort . — a De gueules au lion d'argent, la queue nouée, fourchée et passée en sautoir ». Elles se voient, ainsi peintes et coloriées , au château de Versailles , grande salle des Croisades , sur les piliers. Elles sont reproduites , pareillement gravées et coloriées, dans l'ouvrage intitulé: Versailles , Salle des Croisades. Paris, iu-fol. Ir° partie, pl. 12. u° 49.

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• La ville de Castelnaudary a conservé un usage dont l'origine remonte , suivant la tradition , à la conquête de Simon de Montfort. De temps immémorial, tous les corps de métiers de cette Tille , précédés de leur bannière , assistent à la procession de la Fête-Dieu. De chaque côté sont deux bergers de la Montagne-noire, jouant sur la cornemuse, une marche qu'on appelle en

(l) Celle dalle est provisoirement déplacée pendant la restauration générale de l'Eglise de Saint-Nazaire.

core dans le pays, la Marche de Simon de Montfort. Celte marche s'est conservée jusqu'à nos jours; M. de Guibert l'employa, dit-on, dans sa tragédie du Connétable de Bourbon qui fut représentée , en 1778 , sur le théâtre de la Cour, à Versailles. Plusieurs personnes de Castelnaudary se souviennent d'avoir assisté à cette représentation et d'y avoir entendu jouer la Marche de Simon de Montfort (troové , préfet: Statistique de l'Aude, pag. 388.).

Simon de Montfort devant Carcassonne, opéra en 4 actes, par Lousmetge, musique de P. Germain.Carcassonne. Imp. L. Pomiés. in-12. 75 pages. Cet opéra a été représenté sur les théâtres de Carcassonne et de Toulouse.

Amaury de Montfort, fils aîné de Simon et d'Alix de Montmorency sa femme, succéda à son père, et se qualifia comme lui, duc de Narbonne, comte de Toulouse , vicomte de Beziers et de Carcassonne. — Le cardinal Légat, de l'avis des Evêques et des principaux chefs de l'armée , fit prêter serment de fidélité et rendre hommage à Amaury de Montfort, par tous les barons , chevaliers et autres seigneurs , à qui Simon avoit inféodé les terres du pays.

An 1218. — Adresse des consuls et prud'hommes de la ville de Limouxà Amaury de Montfort, contenant condoléances sur la mort de Simon son père , et homage de reconnoissance et fidélité (Histoire générale de Languedoc. T. III. édit. in-fol. Preuve cxxvi. col. 258. Rigistrum curiœ Franciœ.).

• Les Consuls de Limoux , incontinent après la mort de Simon de Montfort, escriuirent à Amalric , tant pour luy iurer fidélité que pour luy tesmoigner le regret sensible qu'ils auoient de la mort de son père. Il alla, depuis, les visiter diuerses fois , et de chasteau que Limoux estoit, il l'érigea en ville , par où elle fut faite la capitale du Rasez , et fonda lors le couucnt de la Trinité et y fit des fondations pour l'âme de Simon • ( Besse : Histoire des Comtes de Carcassonne. pag. 152.). c Excellentiori D. Amalrico , priinogenito prœcordialis et omni vestrœ progeniei, per nos et per omnes infantes et

domini nostri comitis, cujus animas Deus propitietur in aeternutn , duci Narbonensi, comiti Tolosano , vicecomiti Biterrensi, B. Sigerius bajulus Limosi, et B. de Flaciano, et L. de Villamauriao , et L. R. Cantius , et G. de S. Romauo , et B. de Bosco, etB.de Louoo , et omnes alii probi bomines et consules Limosi, salutem et debitam servitutis justitiam, cura omni dolore mixtam. Notificamus vobis domine , quod inter nos talis ira , tristitia, mœror, qua; numquam fuit, nec esse petuit, de nece domini uostri Comitis. Qua de causa vobis,

haeredes et successores nostros, fidelitatem et homagium , sincère etabsque omni macula, nunc et perenne , hrmiter et promittimus et promittendo cum omni facultate nostra corroboramus, et subdictionem nostram, nos, natosque nostros, et omnia bona nostra, praeseutia et ventura, mittiraus. Praeterea vos , domine, rogamus , quatenùs , visis prœsentibus litteris, voluntatem vestram , per litteras vestras sigillatas , nobis transmittere dignemini ; quod nos parati sumus , semperque erimus, pro posse nostro, vestris obedire praeceptis >.

1219. — Institution , par Alicie comtesse de Montfort, Amaury de Montfort et Guillaume comte de Bigorre, ses fils , d'un Chapelain dans la chapelle de Sainte-Croix de l'église de Saint-Nazaire , pour le repos de l'âme de feu Simon comte de Montfort (de Vic : Chronicon Ephcoporum Carcassonis. pag. 90. Archives de l'Église de Carcassonne. — P. Bouges : Histoire de Carcassonne. Preuve Xl. pag. 550.).

Cet acte est vidimé et confirmé par le roi Louis ( IX), en date à Vincennes , de Juillet 1259. — v. ci-après : Chapitre Et CaThédrale, à la date.

«. A. ducissa Narbonœ, Tolosœ comitissa.et domina Montisfortis; A. dux Narbonae , cornes Tolosanus et dominus Montisfortis; et G. cornes Bigorritanus , eiusdem tilij , omnibus pnesentibus el futuris Litteras istasinspecturis.salutem et pacem. Noverit vuiuersitas vestra quod venerandae mémorise Simon cornes et dominus Montisfortis, dum adhuc viveret, statuit vt in ecclesia B. Nazarij martyris Carcassonœ capellanus haberetur , qui pro ipsius anima , et pro animabus omnium antecessorum suorum , missara pro fidelibus quotité celebraret: Nos verô praefatam constitulionem acceptantes , et vt omni tempore rata perseveret, constabilire oupientes, in salino nostro Carcassonse quiiique solidos marjolen

ses adsignamus sacristae prœnominatœ ccclesise, a custodibuseiusdem salini omni sabatho recipiendos , qui per annum collecti surgunt in summam tredecim librarum; quarura decem libres cèdent in vsus capellani praefati; residui verô sexaginta solidi ad luminana conlinuanda quotidie et ad omnium altaris S. Crucis. Statuimus etiam firroiterque teneri volumus, quatenùs si dictos quinque solidos prœfixo die contigerit non persolvi, custos salini omni die quo redditum praetaxatum detinuerit, sacristse superius memorato numnos m praefatœ monetœ solvat de proprio: redditus nihilominùs plenarie persoluatur. Ad haec insuper rogamus atteutius et obsecramus in domino,venerabilem patrem uostrumD. Episcopum Carcassonce, vt omnes hanc inslitutionem , sive do- sione prsesenti.pag nara communimus. Ail preccs ctiam nosminatonem infriugere proesumentes, nisi prajmoniti, ab hu- Iras venerabilis paler noster memoralus Episcopus appendj iusmofli pnesumlione cessaverint , excommunicatione per- fccit eidem paginas sigillum suum. Aclum an no Dominica? collât. Vt igitur liœc omnia firnia perse\erent in perpetunni, incamationis millesimo diicentesimo nono , deciiuo mense nec vjlîs occasionibus violentur, sigillorum nostrorum appen- octobris ».

1220 , Février 9. — v. ci-après : Cité. Cartulaire.

Même année: datum Laleruni, ni" non. Jtinij , Ponlificatùs amio quinto. — Bulle d'Honoré III , <jni confirme à Amaury comte de Montfort, le don de Carcassonne et Beziers, Alby , Montauban et Toulouse (A. Dlchesne: Historiée Franco: uni scriptorcs. T. Y. pag. 855. vu. C.— P. Bouges : Histoire de Carcassonne. pag. 551. Preuve Xli.).

Même année : xv. kal. Julii. — v. Cartulaire de Carcassonne. T. IV. pag. olOct ."ill : Caslipa. texte.
Même année : ix. kal. Octobris. v. ut suprà. T. I. pag. 89 : Mo.ntoliec - Abbaye, texte.

1221 : v» jd. Martii. — v. ut suprà. T. 1. pag. 190 : Alzai.

1222 : xvii" kal. Julii. — v. ut suprà. pag. 311 : Capkndu. Seigneurs, texte.

1223. — Trêve entre Amaury de Montfort et le comte de Toulouse, conclue devant le château de Penne, en A génois ( Histoire générale de Languedoc. L. XXIll. 73.).

■ La guerre se renouvelle entre le comte de Toulouse et Amaury de Montfort : Siège de Carcassonne. — La mort du roi Philippe-Auguste fit échouer le projet de paix entre le comte de Toulouse et Amaury de Montfort. . Le ternie de la trêve étant expiré , on eût recours aux armes de part et d'autre. Les comtes de Toulouse et de Foix allèrent bientôt après assiéger Carcassonne (Guillaume de Puylaurens. c. 31) , au nom du jeune Treneavel, fils unique de feu Raymond Roger vicomte de Beziers et de Carcassonne , de l'éducation duquel le père du comte de Foix avoit pris soin , et qui étoit Agé alors d'environ 16 ans. Ce siège fut long et opiniâtre. Enfin , Amaury s'étant avancé à la tête d'un corps de troupes pour le faire lever , les comtes alliez prirent le parti de se retirer > (Histoire générale de Languedoc. L. XXIII. 77.).

Même année. — > Amaury, pour ne pas laisser oisive l'armée qu'il avoit levée, l'employa au siège d'un château dont on ne dit pas le nom ; mais les pluies abondantes qui tombèrent et la disette qui se mit dans son camp , l'obligèrent à se retirer à son tour et a se réfugier à Carcassonne , où il se vit bientôt après abandonné de la plupart des troupes qui lui restoienl, parce qu'il n'étoil pas en état de les soudoyer... Amaury de Montfort se trouvant ainsi sans ressources, fut obligé de traiter avec les comtes de Toulouse et de Foix , qui se rendirent devant Carcassonne et convinrent avec lui d'un traité , sous certaines conditions, le xix des calendes de février de l'an 1423... Il sortit ensuite de Carcassonne , a\er. tous les François , le lendemain de la signaturc du traité, abandonna pour toujours le pais que sa maison avoit possédé pendant près de 14 ans, et prit la route de France» ( Histoire générale de Languedoc. L. XXIII. 78 et 81 ).

Même année: xix. kal. Fel/r. — Traité entre les comtes de Toulouse et de Foix d'une part, et le comte Amaury de Montfort de l'autre , pour l'évacuation de la contrée par le comte de Montfort (Histoire générale de Languedoc. T. III. édit. in-fol. Preuve Cxlviii. col. 28'i. Cartulaire de Foix.).

Même année :kal. Febr.Lettres de A. archevesque de Narbonne , et des évesrjncs de Nîmes , d'Vsés, de Besiers et d'Agde, par lesquelles ayant fait sçavoir au Boy Louys que le comte de Montfort estoit entré en la Cité de Carcassonne, occupée par les hérétiques, et qu'après sa retraite, par le défaut des vivres, les hérétiques s'en estant derechef emparés , ils supplient S. M. d'y pourvoir (Histoire générale de l.anjuedoc. T. III. édit. in-fol. Preuve Xl. col. 286. Registrnm curiœ Franciœ.J

 

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