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21 May

D'un séminaire à l'autre

Publié par basilique saint nazaire  - Catégories :  #Infos

D'un séminaire à l'autre

les dimanches dans l'histoire

La terrasse du couvent Notre-Dame vers 1900./Photo DDM, Collection particulière.
La terrasse du couvent Notre-Dame vers 1900./Photo DDM, Collection particulière.
La terrasse du couvent Notre-Dame vers 1900./Photo DDM, Collection particulière.

Les dirigeants de la IIIe République, véritablement installée à partir de 1875, s'inquiètent bientôt du poids de l'enseignement catholique car, selon Mgr Dupanloup, « les jeunes filles étant élevées sur les genoux de l'Église » placent ensuite leurs fils dans des écoles confessionnelles et se trouvent en conflit avec des maris affranchis de toute croyance religieuse. S'ensuivent une série de mesures qui vont provoquer dans notre ville une partie de chaises musicales, liée en partie au sort fait à l'enseignement catholique féminin.

La célèbre loi de 1901 sur les associations ne concernait pas les congrégations religieuses, qui devaient demander une autorisation, systématiquement refusée par le ministère Combes, ce qui entraîne leur expulsion de France. S'appuyant sur une loi de 1904, la Ville acquiert alors l'immeuble du couvent Notre-Dame en 1905, lequel, rappelons-le, a été remplacé aujourd'hui par le collège Varsovie. Mais un bail de 9 ans, opportunément signé permet à des religieuses ayant revêtu le costume civil de continuer leur enseignement jusqu'en 1913 dans ces locaux, et c'est seulement à cette date que les cours se déplacent au n° 17 de la rue de Verdun, dans l'ancienne pension Cèbe, dont subsiste l'ancienne chapelle des Dominicaines qui abrite actuellement l'exposition « Perspectives » consacrée à la Bastide.

Séminaire et enseignement féminin

Ces locaux de la rue de Verdun n'étant pas très spacieux, l'institution profite d'une opportunité inattendue : en 1921, profitant du départ des sœurs de Sainte Gracieuse qui occupaient l'actuelle Notre-Dame de l'Abbaye rue Trivalle, les séminaristes s'y installent, pensant y être plus à leur aise. Leur immeuble de la rue Victor-Hugo, mis en vente, est acheté par le comité diocésain de l'enseignement féminin qui y loge l'école Jeanne-d'Arc à partir de 1929.

Parallèlement, la Ville, en 1903 avait acheté rue de Verdun la maison tenue jusqu'alors par les sœurs de Saint Joseph de Cluny pour y installer un collège communal de filles, qui sera baptisé en 1921 André-Chénier. L'ancien couvent de la Mercy, une fois le bail expiré, devient lycée public de jeunes filles en 1925 ; et il est transformé en plusieurs étapes par l'architecte Paul Enderlin, à partir de 1929, jusqu'à devenir le bâtiment actuel.

Quant au Petit Séminaire qui avait été mis sous séquestre en vertu des lois précédemment évoquées, il est racheté par une société civile et devient l'école Saint-Stanislas à compter du 3 octobre 1907. Sous le même nom, c'est de nos jours un lycée polyvalent, dans les murs du couvent des Ursulines des XVIIe-XVIIIe siècles, bel exemple de pérennité sous le changement.

Marquié (C.), Les collèges en pays d'Aude sous l'Ancien Régime et L'enseignement secondaire dans l'Aude au XIXe siècle, Archives départementales, 1995 et 1997.

 

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À propos

Passionné de généalogie, d'Histoire de France, de royauté et de religion