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23 Apr

Couffoulens

Publié par basilique saint nazaire  - Catégories :  #Clergé de l'Aude

COUFFOULENS.

La seigneurie de Couflbulens , après avoir fait partie des domaines des comtes de Carcassonne pendant les XIme et XIlme siècle , fut du nombre des terres données à Pierre de Voisins , après la croisade de Simon de Montfort.

La maison de Voisins posséda la terre de Couffoulens depuis 1251 jusqu'en 1588 , qu'elle passa, par alliance, dans la maison de Célas.

En 1610 , la terre de Couffoulens fut acquise de François de Voisins , seigneur de Montaut, par la maison d'Entraigues, qui est des Cévennes; celle-ci la transmit, par les femmes, à la maison de Calvières, du diocèse d'Usez, laquelle la posséda jusqu'en 1712. A cette époque , la baronie de Couffoulens fut achetée par un des Castanier , riches négocians de Carcassonne , enrichis par le système de Law.

Couffoulens a été confisqué en 1793 , pour cause d'émigration , sur la tête de la marquise de Poulpry, dernier rejeton et unique héritière de l'opulente succession des Castanier — v. ci-après : pag. 179 et 183.

SEIGNEURS DE COUFFOULENS.

COMTES DE CARCASSONNE. — An 1063 (circà). Acte de garantie de Roger fils de Rangarde, comte de Foix, à Roger fils de Garsende , comte de Carcassonne , pour Couffoulens: ■ .. .neque ipsa turre , neque ipsun castellum , neque ipsa fortitia quae vocanl Quofolent • (Histoire générale de Languedoc Preuve ccxxui. du t. II. édit. in-fol. col. 246. Cartulaire de Foix). — v. ci-après : Comtes de Carcassonne- texte.

1067, Mars. — Raymond Bernard vicomte d'Alby et de Nîmes, conjointement avec Ermengarde de Carcassonne sa femme , vend à Raymond Bérenger comte de Barcelonne , le château de Couffoulens: « castrum de Confolent et ipsam villam cum suo terminio ». — v. ci-après : Comtes de Carcassonne.

1068, Mars. — Le château de Couffoulens est excepté de la contre-cession faite par Raymond Bérenger comte de Barcelonne, à Raymond 'Bernard, vicomte d'Albi et de Nîmes, des alleus du comté de Carcassonne : ■ excepto ipso Castro de Confolent, cum suo terminio ■ — v. ci-après : Comtes de Carcassonne.

1070 : kal. Madii x. anno xi. régnante Philipo rege. — Vente du château de Couffoulens , par Rangarde comtesse de Carcassonne , à Raymond comte de Barcelone : • Castro de Confolent, cum terminiis et pertinentiis suis. — v. ut suprà.

1083. — Donation par Ermengarde vicomtesse de Beziers , à l'église du Saint-Sauveur et de Sainte-Marie , sous les murs de Carcassonne , des dîmes qu'elle possède dans la seigneurie de Coffolenx. — v. ci-après : Cité. Fauxbourgs : Églises.

1110. — Bernard Alton vicomte de Carcassonne, fait hommage à l'abbé de La Grasse pour le château de Couffoulens: « castrum de Coffolento •. — v. La Ghasse - Abbaye : Cartulaire de Carcassonne. t. II. pag. 241. texte.

1118, Mai. — Testament de Bernard Aton vicomte de Carcassonne , dans lequel il lègue Couffoulens (Confluent) à Cécil sa femme , pour le cas où elle voudrait faire partage avec ses enfans. — v. ci-après : Comtes de Carcassonne. texte.

1149. — Aimeric de Couffoulens (de Confolenio) est un des témoins au serment et traité de protection de Raymond comte de Toulouse, en faveur de Roger vicomte de Carcassonne, célébré dans l'église de Sainte-Madeleine, à Béziers. — v. ut suprà.

1171. — Roger vicomte de Carcassonne , donne en mariage à Adalaïs, fille du comte de Toulouse , qu'il épouse , le château de Couffoulens: ■ in comilatu Carcassensi dono tibi specialiter castrum de Confolent, cum territorio et omnibus qinc ad ipsum castrum pertinent • (Histoire générale de Languedc. t. III. édit. in-fol. Preuve vin. col. 120.).

1177. — Roger vicomte de Carcassonne , engage à prix d'argent son domaine de Couffoulens, à Hugues de Romegous , son viguier de Carcassonne (Histoire générale de Languedoc. 1. xix. c. 63.).

1215. — Sentence arbitrale qui adjuge Couffoulens (Couffolenco ) à Simon de Montfort, à titre de fief de l'abbaye de La Grasse. — v. Cartulaire de Carcassonne. t. II. pag. 261. texte.

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• Tous ceux de ce nom ont porté : « d'or aux trois fusées de gueules » (besse : Histoire des comtes de Carcassonne. pag. 193).

Nous ne connaissons pas le texte de l'acte par lequel Simon de Montfort distribua (vers 1216) , après la conquête des comtés de Carcassonne et de Razès , des terres nombreuses et étendues , à Pierre de Voisins , un de ses principaux lieutenans , venus avec lui de l'Isle-de-France; mais cet acte est visé et confirmé pour exécution, dans de nombreux actes authentiques subséquents. Parmi ces terres se trouve toujours celle de Couffoulens. (2)

I. Pierre I de Voisins.

An 12\51 . Septembre. — Acte d'assignation de 1000 livres melgoroises , par le sénéchal de Carcassonne , en faveur de Pierre de Voisins, sur lesquelles C'ouffolens est compté pour ce livres. La dite assignation confirmée par le Roi Louis, à Aiguesmortes , au mois d'août 1248 (Uistoirt générale de Lauguedoc. t. III. édit. in-fol. Preuve cciv. col. 355. Registrum curiœ Francise.).

1360, Juin, à Saint-Germain-en-l.aye. — Nouvolle confirmation de l'assise précédente.

Le baron de Couffoulens, l'une des principales maisons de la sénéchaussée , avoit un logement fixé par le Roi dans la Cité de Carcassonne , pour le mettre en état de remplir son obligation d'y venir résider en temps de guerre (besse: Histoire des Comtes de Carcassonne. pag. 238. des Archives de la Cité.).

II. Pierre II de Voisins , fils du précédent, seigneur de Couflbulens en 1265.

Ilbîs. Guillaume I de Voisins, seigneur de Couffoulens, fils de Pierre I. C'est lui qui transigea avec le Roi, en 1296 , et lui abandonna la terre de Limon* , en échange de plusieurs terres des environs de Carcassoune, énumérées dans la transaction ( v. Cartulaire de Carcassonne. t. I. pag. 176. col. 2 ). En 1319, en décembre , il assista , en qualité de baron de Couffoulens, à un jugement de l'Inquisition de Carcassonne ( v. ciaprés : Inquisition de Carcassonne. Cartulaire). De son mariage avec Gausserande de Narbonno, Guillaume de Voisins eut plusieurs enfants, entre autres Pierre et Amalric , qui suivent.

III. Pierre III de Voisins , transigea avec ses frères en 1308. II eut pour sa part : Couffoulens , Rourllens, Villalbe , Maquens, Grèzes , Bram et la moitié de la Prade de Cuxac.

(1) r. Cartulaire de Carcassonne. t. I. pag. 176 : Seigneurs de Pesons et d'Alzau; — t. IV. pag. 410 : Seigneurs de Cuiac-Cabardés; — t. V. pag. 52 : seigneurs de Pumas.

(!) Le P. Bouges (Histoire de Carcassonne. pag. 193. Registrum curia Francis. Archives de la Cité de Carcassonne) attribue cette donation & un Jacques de Voisins , ce qui est certainement une erreur de prénom. D'autre part, on lit dans Besse (Histoire des ducs et comtes de Marbonne. pag. 374 ): « La baronic de Couffoulens est donnée , par Simon de Montfort, a Amalric de Voisins. »

Pierre III de Voisins étant décédé sans enfans, il eut pour successeur Amalric de Voisins son frère , qui suit.

IV M». Amalric de Voisins , frère du précédent. Il est qualifié seigneur de Couffoulens , et lieutenant du sénéchal de Carcassonne , dans un acte de 1305 (v. Cartulaire de Carcastnnne. t. VI : Carcassonne. Ville-basse. Cartulaire), et de lieutenant du sénéchal de Carcassonne sous la date de 1345 fv. ci-après : Sénéchaussée). Amalric de Voisins avait épousé Béatrix de Thury, dont il eut Guillaume qui suit.

V. Guillaume II de Voisins, damoiseau. Au mois de mars 1371 , il rend homage au Roi pour les châteaux et seigneuries de Couffoulens , Villalbe-haute, Roullens , Maquens , etc., déclarant tenir le tout suivant la coutume de France | Inventaire des Archives du Roi. Cité de Carcassonue. fol. 66). Il avait épousé Delphine de Levis, et il en eut : 1° Jean qui suit; 2° Geraud de Voisins, seigneur de Pezens, marié à Alix de Bruyères, fille du baron de Chalabre; 3° Eslienne, baron de Couffoulens, l'un des 12 conseillers au Parlement de Toulouse, rétabli par lettres patentes du Dauphin , régent pendant la démence de Charles VI ( P. Bouges: Histoire de Carcassonne. pag. 271 ); 4° Estiennette de Voisins, mariée à Durban de Thurey, baron de Puicheric; 5°. Irlande , mariée à Jean de Voisins, chevalier, seigueur de Caderonne el de Bugarach.

VI. Jean de Voisins , seigneur de Couffoulens , Arques , Pesens , Puyvert, et autres lieux qu'il dénombre au Roy en 1388 , aux coutumes de la vicomté de Paris ( Inventaire des Archives du Roi: Cité de Carcassonne. fol. 88 ). Il plaidait au Parlement de Paris, en 1391, à cause de sa terre « de Broncio » l Bram). II fut institué, par testament du 22 janvier 1418, héritier universel des propres biens paternels de Brunissende , vicomtesse en partie de Lautrec et dame d'Ambres en Albigeois. En 1426 , le gouverneur de Languedoc convoqua le seigneur de Couffoulens aux Etats de la province, qui se tinrent cette année à Montpellier ( Histoire générale de Languedoc. 1. xxx-iv. 40). [1] Jean de Voisins avait épousé, le 9 août 1396, Jeanne de Montant, en Armagnac ; il en eut: 1° Amalric de Voisins, mort de la peste à Couffoulens, au mois d'août 1440: 2° Guillaume qui suit; 3° Jean , qui a fait la branche des seigneurs d'Ambres; 4°.... ; 5°.... ; 6° [2].

[I] 1429- Ajournement d'une cause du seigneur de Couffoulens, pendante au Parlement séant à Beziers, au Parlement transféré à Poitiers : « Causant dominorum de Rives, de Layrano , de Coflbleneb.it et suorum consortium, appellentium et «ciorum in materia excessus. ex una parle; contra D. Aymericum de Rasiliaco, senescallum de Carcassona , el magistrum de Sancto Andréa procuratorem regium in eadem senescallia , deflensorem ex alia » ( Histoire générale de Languedoc, t. IV. édit. in-fol. Preuve cxci. col. 437.).

[2J An \ 404. Pierre Guillaume de Couffoulens, abbé de SiintHilaire. — v. ci-dessus : Saih-hilaibk. Abbaye, pag 88.

t. V,

VII. Guillaume III de Voisins, seigneur de Couffoulens [1],

baron de Montaut, eut pour enfans: 1°....: 2° ;3°....;

l'hilippe qui suit; Bernard. La noblesse de la sénéchaussée de Carcassonne s'etant assemblée à Brialexte en mai 1475, pour marcher au secours du Roussillon contre les Aragonois , Guillaume de Voisins, seigneur de Couffoulens, âgé de 80 ans , comparut entre autres, à cette assemblée , et envoya à sa place, à l'armée , Bernard son fils ( Histoire générale de Languedoc. 1. xxxv. 76.).

VIII. Philippe I de Voisins , fit hommace au Roi le 9 novembre 1481 . pour les terres et villages dépendans de la baronie de Couffoulens. « .. ..c'est à sçauoir le lieu de Confolant, Ralheins (Roullens), Villalba d'amont, Maqueins. Grèses et la moitié de la montagne de la Prade-haute..., en tout droit de jurisdiction haute , moienne et basse, tenue et mouuans de nous , à cause de nostre sénéchaucée de Carcassonne ; aussi pour raison de deux parts du lieu de La Bruguière, tenues et mouuans de nous, à cause de nostre comté de Tholose... . >

1483, Février 26.—Lettres du Roy Charles 8=,sur l'homage rendu es mains de sou chancelier, par Philippe de Voisins , cheualier , seigneur de Coffolens, pour les terres et villages dépendans de labaronie do Coffolens (doat. vol. 160. fol. 127. Ordonnances et Hommages de Languedoc. Tiésor des Chartes du Roy: Cité de Carcassonne. — Bibliothèque imp. mss.).

Ce Philippe de Voisins (?) épousa Esclarmonde d'Armaguac t dame de Nogarolet, dont il eut

IX. Guillaume IV de Voisins, seigneur de Couffoulens, [2] de Montaut et de La Bruyère, vivant en 1622. Il fut marié en premières noces avec Françoise de Montaut, dont il eut: 1°....; 2° Philippe, de Voisins , qui continua la branche sous le nom de Voisins de Montaut.

Les noms, biens et armes de la branche de Voisins, de Couffoulens , ont passé dans la maison de Gelas , en 1588, [3] par le mariage d'.4m6roije de Voisins, héritière de cette branche ( La Chbsnate-dksbois: Dictionnaire de la Noblesse. XII. 813).

m

[t] En 1443 . la baronie de Couffoulens esl une des 20 qui ont entrée a ai Etats généraux de la Province, ce qui fut réglé aux Etals généraux du Royaume, Icnus sous Charles VU ( IttssE : Histoire des ducs de ISarbonne. pag. 374.).

[2] Sans date. Dénombrement de Guillaume de Voisins de la baronie de Couffoulens, auec les 5 villages en dépendans , qui sont le dit lieu de Couffoulens , el les lieux de Rollens , Vilalbe , Maquens el Grescs (doat. vol. 252. fol. 233 au bas. verso - Inuentaire des Archiuesdu Roy : Château de la Cité de Carcassonne.).

[3] 1575 , Décembre. — Elats de Laognedoc, lenus à Carcassonne. L'envoyé du baron de Couffoulens y assiste ( Archives des Etals); el à ceux lenus a Carcassonne , en novembre 1599 [ibid.); à ceux tenus à Pezenas, en octobre IG02 {ibid.); a ceux lenus dans la même ville, en novembre 1014 (ibid.).

— On trouve les armes de Gelas gravées dans le Recueil des in-fol. ); elles portent sur le tout: « party d'or à une lozange el Blatont des barons des Etals de Languedoc, pour 1654 ( Lyon. demy de gueule > qui est de Voisins.

MAISON D'ENTRAIGUËS , D'haetkbive.

An 1610. — François de Voisins, seigneur de Montant, etc., et Charlotte de Montluc, sa mère, vendent la terre et baronie de CoufToulens à messire Louis de Cayres-d'Entraigues , baron d'Hautcrive.

Même année, Novembre. - Etats de la Province , tenus à Pezenas : le sieur d'Hauterive, baron de Couffoulens, y assiste en personne. Au service solennel que l'assemblée fil célébrer dans la collégiale de Pezenas, pour le feu roi Henri IV, assassiné le 14 may de cette année , le baron de Couffoulens tint l'un des deux coins de derrière du drap mortuaire. Il fut l'un des députés à la Cour, pour la noblesse , et reçut 3000 livres pour les fraix du voyage (Procès-verbaux des Etats.).

1612, Janvier. Le même assiste, en personne , aux Etats tenus celte année dans la même ville (ibid.) ; et à ceux tenus dans la même ville, en janvier 1616, dont il fut un des députés à la Cour (ibid.); et à eaux tenus à Beziers, en mai 1620 (ibid.).

1622, Novembre. Louis d"Enlraigues , sieur d'Hauterive , baron de Couffoulens, assiste aux Etats de la Province tenus à Beaucaire , où le rois Louis XIII entra ce-jour-là en personne [Procès-verbaux des Etats) ; et à ceux de 1624 , tenus au mois de mars, à Beziers {ibid.). Il assiste aux Etats tenus à Béziers en mars 1625 (ibid.) ; et à ceux tenus à Pezenas en 1632 (ibid.); et à ceux ouverts à Beziers , par le roi Louis XIII, en octobre de la même année ( ibid.); à ceux tenus à Toulouse en novembre 1639 (ibid.); à ceux tenus à Beziers en novembre 1642 (ibid ). 1645. Les Etats à Narbonne, 13me janvier. « L'envoyé de Couffoulens aura entrée à l'Assiette de Carcassonne et ne pourra prétendre aucuns émolumens (Procès-verbal des Etats).

1645. — Rostaing d'Entraigues meurt sans enfans , laissant la baronie de Couffoulens à sa sœur, épouse du baron de Calviéres ( Histoire de la Maison de Rieux. mss. de la Bibliothèque de la ville de Carcassonne.).

— Les Etats à Pezenas , le 18 novembre. Service funèbre pour M. d'Hauterive , baron de Couffoulens (Procès-verbal des Etats.).

MAISON DE CALMÈUES.

Marc de Calvières , conseiller au Parlement de Toulouse , épousa (1646, juin 2) Magdeleine de Cayres d'Entraigues (dont une fille unique) et prend le titre de baron de Couffoulens et d'Hauterive.

1648.—Les États à Carcassonne, le 13 février. - Calvière : sa femme s'estant constituée la baronie de Couffolcns, est dit qu'attendu que M. de Calvière est gentilhomme de naissance, sa procuration sera reçeue • (Analyse du procès-verbal des Etats, mss.).

1684. — « Mademoiselle Charlotte de Calvière , baronne dos baronies de Coufouleins et d'Auterive, etc., fille unique et seule héritière de feu messire Marc de Calvière , aussi baron de Couffouleins et d'Auterive, seigneur des seigneuries du Pont de l'Arc, Aupouls , Mazamet, et de Saint-Cesayre, conseiller du Roy au Parlement de Tholoze; et de dame Magdelaine de Cayre. ■ Porte: fascé de sable et d'or, au chef d'argent, chargé d'vn sanglier de sable passant sur des fiâmes au naturel , mouuantes du traict d'en bas du chef, qui est de Calvière ». L'escu de ses armes est posé en lozange , comme les doiuent porter les filles de sa condition, et surmonté de la couronne de baronne accompagnée de deux palmes. Quelques personnes adjoutent six bezans d'or aux dites armes de cette maison , poséz sur la couleur, 3 , 2 et 1 : mais ils se trompent, ayant pris les armes anciennes de quelques cadets de cette race pour celles des aisnez, qui doiuent estre comme ie les viens de blazonner.

■ Celte baronne envoyé de sa part vu gentilhomme à l'assemblée des Estats de cette province , lequel y tient sa place comme béritière des biens de feu'son père » (Recueil des Tiltres, qualités et armes, avec leur blason, des seigneurs barons des Estats généraux de la province de Languedoc , selon le rang qu'ils sont placez dans le tableau de leurs escus, posé en la Maison de ville de Montpellier, aux Estats de l'année 16oi. in-fol. , où sont gravées et coloriées ces armes de Mad.u« de Calvière, pour la terre de Coufoulens.).

1656. — Antoine de Calvière, neveu du précédent.

1664 , Février. Le s.r de Cauncs est envoyé de Couffoulens aux Etats de la Province , et à ce titre il est un des commissaires pour la vérification de la possibilité d'exécution du Canal des deux mers (la Lande : Des Canaux navigables, pag. 6.).

1666, dernier février. — Arrêt du Conseil d'Etat, qui porte que la propriété de la terre de Coufoulens demeurera à Antoine de Calvière (Procès-verbal des Etats, mss.).

1669. — Les Etats à Pezenas, le lime feurier. Le Président des Etats nomme à la place de la baronnie de Coufolens, vacante par la mort de M. de Calvière (ibid.).

1672 , Décembre 22. Dame Marthe de la Roche , veuve de messire Antoine de Calvière , comme légitime administeresse des biens de ses enfans , dénombre au Roi pour la baronie de CoufToulens.

■1684 , 17 Avril. — «Charles de Calvière , mineur , baron de Coufoulens, l'un des mousquetaires de la garde, de S. M., est en instance au conseil du Roi pour que le droit d'entrée aux Etats de la province de Languedoc, ci-devant attaché à sa terre de Coufoulens , y sera rétabli, et que les Lettres patentes du mois de décembre 1670 , accordées au s.' de Saissac , tandis que le mineur de Calvières n'avait que 4 ans , par lesquelles le dit droit a été transféré à la terre de Saissac ; comme aussi celles qui ont été accordées depuis au s.f d'Alzau, au mois de mai 1674, par lesquelles le même droit a été transféré à la terre de Voysins. seront rapportées.

• S. M. a ordonné et ordonne que le s.' Charles de Calvière , ou la dame de Calvière pour lui, payera au dit s.' d'Alzau , en deniers comptans , la somme de 33000 livres dans six mois , moyennant quoi le droit d'entrée aux Etats ci-devant attaché à la terre de Coufoulens, et depuis transféré a celle de Saissac et ensuite à celle de Voysins , sera rétabli pour la dite terre de Coufoulens • (albisso.n : Loix municipales de Languedoc. 1. 584).— v. Saissac : Clermont de Lodève. Cartulaire de Carcassonne. t. IV. pag. 480.

En 1708 , M. de Calvières est marqué sgr. de Couffoulens, sur un « Estât des mains fortes du diocèse de Carcassonne » ; aux Archives du château de Villegly, et taxé au chiffre de 120 livres. Cependant, en 1697 , M. le marquis de Murviel est marqué seigneur de Couffoulens , et on voit ses armes gravées sur la carte du Canal du Languedoc , publiée cette année à Paris , par l'imprimeur géographe Nolin : « d'or, au mur de château gothique , surmonté de trois tours, d'azur ».

1712, Juin / /. — Vente de la baronie de Couffoulens, consentie par messire Charles de Calvière, à messire François de Castanier.

MAISON DE CASTANIER.

1715 , 2 Octobre. — Guillaume Castanier fait hommage pour la baronie de Couffoulens (Jugemens sur la noblesse de Languedoc : Pièces fugitives de d'Aubais. pag. 341.).

1729. — Décès de François de Castanier : Guillaume Castanier d'Auriac, premier président au Grand Conseil, fils de François.

1759. — Le curé de Couffoulens écrivait, a cette date, que le privilège d'entrée aux Etats appartenant à la baronie de Couffoulens, était aliéné depuis longtemps (Archives de la Préfecture de l'Aude.).

1773. — Très haute et très puissante dame Catherine-Françoise Castanier de Couffoulens , comtesse de Clermont-de-Lodève, marquise de Sérignan , baronne d'Escouloubre , Arques , Couiza et autres lieux , veuve de très-haut et très-puissant seigneur Louis-Marie du Poulpry , marquis du Poulpry , lieutenant-général des armées du Roy, demeurante à Paris, rue de l'Université, faubourg Saint-Germaint, paroisse de Saint-Sulpice.

1782, Mars H. — Dame Catherine-Françoise de Castanier , veuve de Louis-Marie marquis de Poulpry , dénombre au Rov pour Couffoulens , en sa qualité d'héritière de Guillaume Castanier son père ; dans lequel dénombrement elle déclare ( art. 51 ) qu'elle a le droit de faire exercer la police , par arrêt du Parlement du 29 août 1750, qui en défend l'administration aux consuls de Carcassonne.

1793. — La terre seigneuriale et le château de Couffoulens , confisqués, pour cause d'émigration, sur la tête de la marquise de Poulpry, fut vendue par la nation. — -Château de Couffoulens et dépendances; Catherine-Françoise Castanier , émigrée ; contenance : 70 seterées ; - prix: 68200 livres ( assignats ) ; - adjudicataire : Etienne Sarrand cadet, de Carcassonne , 19 nivôse an Ii (Archives de la Préfecture de l'Aude. Biens nationaux : émigrés).

1864. — Tiennent : héritiers Sarrand.

COMMUNAUTÉ DE COUFFOULENS.

An 1174. —'Guillaume Bernard , bayle de Couffoulens (bajulus de Confolenio), est un des témoins à l'acte d'hommage des seigneurs de Saissac , à Roger vicomte de Carcassonne , pour le château de Montrevel. — v. Cartulaire de Carcassonne. t, IV. pag. 472. texte.

1192. — Leude de Couffoulens : elle est abolie par Roger comte de Carcassonne. • Mais d'autant que Iordain de Saint-Félix,noslre viguicT , a imposé au lieu de Coffolens vue leude , alin que tous ceux qui passent et repassent l'eussent à payer , nous la cassons et annulions du tout, et voulons que tous ayent le passage libre, sans rien payer - (besse : Histoire des Comtes de Carcassonne. pag. 128. des Archives et Livre des privilèges du Chapitre de Saint-Nazaire de Carcassonne. traduit du latin.).

12G1 , 2 des calendes d'Avril.Sentence arbitrale rendue par Barthélémy du Guy, juge de la cour du Roy de Carcassonne, en conséquence du différent entre Guillaume et Estienne Guifredi, fils de Guillaume Guiffredi de Couffoulens ; Raymunde , femme d'IsarnGuiffredi ; et Aladaïs, femme de Guillaume Guiffredi, d'une part ; et Pierre d'Autleuil, sénéchal de Carcassonne, d'autre part ; sur ce que les premiers disoient que le dit sénéchal s'esloit saisi de leurs droits en vnissant au domaine du Roy les biens d'Isarn Guiffredi, convaincu du crime d'hérésie (doat. vol. 154. fol. 229. Thrésor des Chartes du Roy : Cité de Carcassonne.).

■1503 : 8 des calendes d'Août. Les consuls et les procureurs des villes de la sénéchaussée de Carcassonne, réunis à Montpellier, adhèrent la sentence contre le Pape Boniface VIII. Sceau de la Communauté de Couffolens (Archives impériales. J. 478. n. 3 ).

1500. — Dénombrement de l'Evêque de Carcassonne: « Hem aussi prend ledit Réuérend , au lieu de Coffolent, certains cens et rentes , qui montent en argent trois sols. — v. ci-après : Evêqies. P. d'Auxillon. texte.

1703. — La Communauté des habitons du lieu de Coulens : « paie d'or ei de gueules de six pièces » (Armoriai général. Languedoc. Carcassonne. n» 211. du registre. Bibliothèque imp. mss Cabinet d'Hozier.).

4718- — Instruction pour Jacques Estienne, dit Laffon, du lieu de Couffoulens, impétrant Lettres de grâce, contre M" Charles Penavaire, officier de chancelerie , avocat et procureur au Parlement (Imp 6 pages in-fol. extrait.).

Les auteurs de l'Exposant étoient débiteurs des dames religieuses des Ormeaux , de la ville de Castres , en la somme

de 500 livres. M» Jacques Penavaire , procureur en la Cour, père de la partie adverse , occupoit pour elles. Pour le montant de quelque rôle , elles lui cédèrent la dite somme de 500 livres. Bientôt après la cession , la saisie générale s'en ensuivit sur tous les biens de ses débiteurs que l'on soutient être de la valeur de plus de 12000 liv... Cette famille désolée se dispersa L'Exposant s'engagea et a passé toute sa vie dans le service.

Revevenu après la paix, pour faire un tour dans son pays natal, il y trouva le sieur Penavaire tranquille possesseur de tous ses biens... Ce fut alors que véritablement trop préoccupé par son désespoir, il crut pouvoir tenter par la force ce qu'il n'avoit pu avoir par la justice. Ne connoissant pas l'importance de ce qu'il faisoit, il se transporta dans la maison dud. s."1 Penavaire , le 29 avril 1718, et, accompagné de deux personnes , il le saisit et le lia, l'enleva et le conduisit au château d'Auriac, où il n'y avoit qu'une vieille femme qui gardoit le château; et dans les premiers efforts de la résistance dud. Penavaire, il lui donna quelques coups de plat de son épée et quelque coup de pied , et, après l'avoir gardé trois jours dans led. château , et qu'il eut signé un compromis , il le ramena chez lui sans lui avoir fait autre mal.

Cet enlèvement ayant fait du bruit, le juge du lieu de Couffoulens en informa , tout comme le Prévôt, et les uns et les autres décrétèrent l'Exposant de prise au corps. Le s.' Castanier , seigneur du dit lieu de Couffoulens, poursuivit même un arrêt en la

Cour , qui lui permit de continuer la procédure M« Penavaire vint dénoncer à H. le Procureur général non seulement l'Ex-'

posant et ses complices , mais il prétendit y englober le seigneur et le curé du lieu... L'Exposant fut arrêté le 13 mai...; il se pourvut devers le Roi pour lui demander des Lettres de rémission. — La partie aduerse demande qu'il soit sursis au jugement et entérinement, et que les informations et Lettres de grâce soient renvoyées a Mgr. le Garde des sceaux. C'est à quoi il conclud, dans un mémoire qu'il débile pour faire voir que les lettres de grâce sont obrectices et subrectices... Et sans doute qu'il suffit que l'Exposant ait avoué avoir été dans la maison dud. Penavaire avec deux de ses amis, l'avoir outragé et maltraité, l'avoir lié, l'avoir conduit dans le château d'Auriac , l'y avoir détenu trois jours, pour avoir convenu de tous les chefs d'accusation dont on peut raisonnablement se plaindre...; mais , dit-on , l'Exposant ne s'est pas chargé d'avoir fait faire un enrôlement, et c'est pourtant un crime capital , car de là que les ordonnances militaires condamnent à mort les déserteurs , l'exposant prétendoit au moyen de cet enrôlement laire perdre et la vie et l'honneur an s.r Penavaire. L'on s'est fait des monstres pour les combattre: les alarmes qu'il a pris là-dessus sont un effet ou de sa peur qui lui a fait croire ce qui n'étoit pas, ou de son adresse pour tacher de rendre la prévention plus aggravante. Il n'y a jamais eu d'enrôlement; et si la partie adverse prétend qu'il rapportequelques morceaux de papier déchiré, où l'on avait minuté cet enrôlement, ce n'éloit tout au plus qu'un projet qui n'eut aucune exécution... Les prétendus coups donnés à la servante sont personnels et outre qu'elle ne peut pas s'en plaindre , l'enfoncement des portes est imaginaire... ; il ne faut pas regarder cette accusation comme bien grave... ; si l'on examine l'action commise par son priucipe , l'on excusera le désespoir d'un jeune homme réduit à la mandicité , qui a tenté d'avoir par voye de fait ce qu'on lui a enlevé sous les apparences de la justice. Dailleurs , dans l'espace de trois jours , et surtout en le ramenant de nuit chez lui, n'étoit-il pas aisé de commettre une mauvaise action si on en avoit eu le dessein. Et en effet, on avoit si peu envie de le tuer, que led. Penavaire, peut-être moins inquiet de sa détention que de ce qui se passoit chez lui, pria qu'on le laissât envoyer avertir sa servante de tenir tout bien fermé , et d'empêcher absolument que personne n'entrât dans sa maison et qu'il y viendroit bientôt ; il écrivit ses ordres et on les fit tenir à la servante... De tout cela l'on voit clairement qu'on a voulu l'intimider et non le tuer; que c'est ici une entreprise hardie commise par un jeune homme sans beaucoup de réfiection, mais sans mauvais dessein; qu'il y a déjà près de 18 mois qu'il est en prison..., n'ayant d'autre protection, après avoir ressenti celle du Roy , que celle de la miséricorde de la Cour , qui ne voudra pas lui rendre inutile les effets de la clémence royale •.

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1789, Juin 23. — Droit du premier consul d'entrer à l'Assiette du Diocèse. « Le sieur Mariane , syndic, a dit : Qu'il s'est élevé une contestation sur l'admission du député de cette Communauté , entre le sieur Antoine Teisseire , premier consulmaire , et le sieur Barthélémy Tort, notaire royal; qu'il résulte des actes qui ont été respectivement remis, que le 21 de ce mois, le conseil politique de cette Communauté s'étant assemblé pour nommer son député à l'Assiette, choisit unaniment le s.' Tort, privativement aux Consuls, sur le fondement que ces derniers ne savoient lire , écrire , ni calculer, ce qui est absolument nécessaire pour assister à l'Assiette , où les députés doivent dresser, vérifier et signer les départemens des impositions. — Que le sieur Tesseire ayant cru ses droits compromis par cette délibération, fit signifier le lendemain 22 , au second consul et aux conseiller politiques , un acte par lequel il leur déclare que la députation lui est dévolue suivant les réglemens , et que ce ne seroit qu'en cas de maladie ou autre empêchement de sa part, que la Communauté auroit pu choisir un autre député; que le prétexte pris de ce qu'il ne sait ni lire ni écrire n'est pas un motif légitime d'exclusion , n'étant porté par aucun règlement; qu'il n'a jamais été élevé contre aucun député, quoiqu'il y ait peu d'Assiettes où il n'assiste quelque député illélié; que dailleurs, la nomination du s.' Tort seroit irrégulière puisqu'il ne possède aucun bien fonds dans la communauté de Couffoulens , dans laquelle il est établi ; sommant en conséquence le Conseil politique de se rassembler dans le jour, pour rétracter la délibération du 21 , en ce qu'elle le privoit de la députation; demandant d'être député en sa qualité d premier consul, avec protestation qu'en cas de refus ledit acte lui tiendrait lieu de délibération, et qu'il se présenterait à l'Assiette pour y être admis comme député de la communauté de Couffoulens. — Que bien loin que cette réquisition judiciaire ail produit l'effet que le sieur Teisseire en attendoit, le Conseil politique , assemblé le même jour, après avoir pris connoissance de cet acte , a persisté dans sa délibération du 21 et a nommé de plus fort le s.r Tort pour député de la communauté de Couffoulens à l'Assiette. — Que le 1" consul n'ayant pas cru que le Conseil politique put le priver de la députation à l'Assiette, se présente et demande d'y être admis conformément aux règlements, l'acte qu'il a fait signifier à la Communauté devant lui tenir lieu de procuration.

Le dit s.' Syndic a ajouté : Que suivant les réglemens l'entrée aux Etats étant dévolue aux consuls et les règles pour la députation aux Assiettes étant les mêmes que pour la députion aux Etats, ainsi que les Etats l'ont reconnu et décidé par divers jugemens et délibérations , et notamment par deux délibération du 11 décembre 1777 , il parait que le conseil politique de la communauté de Couffoulens s'est écarté des règles en nommant un autre député que le 1« consul ; que des contestations de la même nature viennent d'être décidées dans la dernière assemblée des Etats, qui ont par trois différentes délibérations du 17 janvier dernier , maintenu les premiers consuls de Beziers, dp. Mirepoix et d'Aramon, dans le droit d'entrer aux Etats en leur dite irualité; et que pour mettre l'assemblée à portée de prendre une détermination sur la contestation élevée entre le 1« consul de Couffoulens et le s.rTort, il a l'honneur de mettre sous ses yeux les actes respectivement produits, ensemble le Procès-verbal de la dernière assemblée des Etats , et le 4me volume des Loix municipales et économiques de la Province , dans lequel se trouvent rapportés (pag. 28 et suiv.) les divers réglemens, jugemens et délibérations relatives à cet objet; observant que le sieur Tort n'ayant pas eu le temps de rédiger un mémoire à l'appui de sa prétention , supplie l'assemblée de vouloir bien l'entendre.

Sur quoi ledit s.r Tort ayant été introduit dans l'assemblée , oui et retiré , lecture faite par le greffier , tant des pièces respectivement produites que des délibérations des Etats du 17 janvier dernier , et des réglemens, jugemens et délibération consignés dans le Recueil des Loix municipales de la Province , l'assemblée a délibéré d'admettre le 1" consul-maire de Couffoulens , en qualité de député de cette communauté. — Et de suite ledit s.' Teisseire a été introduit dans l'assemblée et a pris sa place • (Procès-verbal de l'assemblée générale de VAssiette du Diocèse de Carcassonne, pour l'année 1789. pag. 5.).

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