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01 Nov

Cimetière Saint-Michel de Carcassonne

Publié par basilique saint nazaire  - Catégories :  #Infos

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 Sophie d’ARSENIEFF (+1840), demoiselle d’honneur de la tsarine Alexandra de Russie, qui mourut à 35 ans alors qu’elle était de passage à Carcassonne.

- Eugène BIROTTEAU (1813-1890) : avocat dévoué à la cause impériale, maire de Carcassonne à partir de 1867, député de l’Aude élu en 1869, la proclamation de la République mit fin à tous ses mandats.

- L’architecte Jean-François CHAMPAGNE (1763-1847), qui réalisa plusieurs ouvrages à Carcassonne. Dans le même tombeau repose son fils, Sargines CHAMPAGNE (1797-1875), également architecte, qui fit édifier le Palais de Justice. C’est lui qui est représenté par un médaillon, ouvrage sculpté par Isidore Nelli sur la stèle. C’est encore ici que repose le peintre Hippolyte CHAMPAGNE (1804-1883).

- Le général Jean-Hyacinthe CHARTRAND (1779-1816), engagé en 1793 dans l’infanterie, il reçut de Napoléon le commandement du département de l’Aude et se distingua à Waterloo. Au retour des Bourbon, il rejoignit Paris et fut traduit devant un conseil de guerre. Il fut fusillé.

- Le rugbyman Albert DOMEC (1901-1948), surnommé Bambou, qui compta en 1929 une sélection en équipe de France au poste de trois-quarts. Avec les Carcassonnais dont il était le capitaine, il parvint en finale du Championnat de France de rugby en 1925.

- Le philosophe Claude-Louis ESTEVE (1890-1933).

- Le brasseur allemand Jean-Frédéric FRITZ-LAUER (1803-1883), installé à Carcassonne en 1831, qui reprit en 1848 la brasserie Verguet et créa la bière à laquelle il donna son nom. Cette bière subsista jusqu’en 1966.

- Le peintre Jacques GAMELIN (1738-1803), qui trouva son style dans les scènes de batailles. En 1780, il prit la direction de l’Académie de Montpellier. Commissaire révolutionnaire, il se chargea d’un inventaire des tableaux et mobilier d’art à préserver. Peintre d’histoire, il fut professeur à l’École Centrale de l’Aude. Sa tombe a été restaurée à plusieurs reprises.

- Le général François Henri LA PERRINE D’HAUTPOUL (1860-1920) qui servit en Afrique et recruta et organisa les Compagnies méharistes sahariennes. C’est lui qui fit découvrir le Sahara à son ami Charles de Foucauld lors d’une « tournée d’apprivoisement ».Ayant appris à piloter un avion, il partit justement à la recherche de la tombe de son ami assassiné en 1916. Victime d’une panne, à court de carburant, il dut se poser dans le Tanezrouft, en plein désert et, après plusieurs jours sans nourriture, mourut d’épuisement. Son corps fut ramené à Tamanrasset, puis ici. Plusieurs villes de France, dont Paris, ont donné son nom à l’une de leurs rues.

- Le compositeur Paul LACOMBE (1837-1927) : encouragé par Georges Bizet, il composa des partitions de qualité, puis voyagea à Paris, Rome et Naples et entra en relation avec les plus grands maîtres de la musique française. Bien que ses morceaux symphoniques aient été interprétés aux concerts Pasdeloup, Colonne comme à l’étranger, bien qu’il fût élu en 1901 à l’Académie des beaux-arts et promu Chevalier de la Légion d’honneur, le refus de Paul Lacombe de « monter à la capitale » lui fit perdre une part importante de notoriété.

- Théophile MARCOU (1813-1893) : républicain intransigeant, ami de Barbès, cet avocat fut maire de Carcassonne à deux reprises entre 1870 et 1879. Député de l’Aude de 1876 à 1885, il fut sénateur du département de 1885 à sa mort.

- Achille MIR (1822-1901) : instituteur, cet ami de Mistral et de Daudet fut félibre, puis Majoral en 1876. Il a laissé une oeuvre littéraire en langue d’Oc importante qui lui valut de nombreuses récompenses. Parmi celles-ci, La lutrin de Ladèr (1877) et le fameux Sermon del curat de Cucunhan (1884) dont Alphonse Daudet avait écrit une version en français et Roumanille une version en provençal. Son caveau fut réalisé par Jean Guilhem et le médaillon de bronze sculpté par Pierre Azaïs.

- Henry MOUTON (Henri Mouton : 1873-1962) : haut fonctionnaire de justice puis de police (il fut attaché au cabinet du préfet de police Louis Lépine (1912-1913), directeur de la police judiciaire de la préfecture de police à la création de cette direction en 1913, directeur de cabinet de Pierre Laval, ministre de la Justice en 1926...), il fut le fondateur, en 1933, de la Loterie nationale !

- Le peintre Jacques OURTAL (1868-1962), spécialiste de grandes compositions décoratives à thème historique ou religieux. Il peignit beaucoup les paysages de l’Aude également.

- Emile ROUMENS (1825-1901) : peintre de portraits et de paysages, il fut conservateur du musée de Carcassonne. Avec lui repose son fils, Christian Napoléon Roumens, commandant dans les tirailleurs algériens, qui participa aux campagnes du Maroc et fut tué au combat en 1911.

- Le général Maurice SARRAIL (1853-1929) : républicain dévoué, très engagé au sein des réseaux franc-maçonniques, il fut commandant de la garde militaire de la Chambre des députés. Commandant en chef des armées alliées d’Orient en janvier 1916, il lança l’offensive de Monastir en novembre 1916, qui permit de reprendre pied sur le sol de l’allié serbe. Il joua un rôle déterminant en déposant le roi Constantin Ier de Grèce en 1917. Il devint haut-commissaire de la République française en Syrie et commandant en chef de l’Armée du Levant en 1924, mais il fut rappelé à cause de sa manière violente à redresser la situation lors de la révolte des Druzes. Il fut inhumé au Invalides, à Paris, mais son identité est indiquée sur le tombeau de famille.

- Jules SAUZÈDE (1844-1913) : maire de Carcassonne à partir de 1896, ce radical socialiste fut député de l’Aude de 1902 à sa mort. Passionné de vélo, d’escrime, d’équitation, il fonda une vingtaine de sociétés de gymnastique. Il amorça également l’essor du développement touristique de la ville.

- L’instituteur Pierre SIRE (1890-1945), qui finit sa carrière d’enseignant au petit lycée de Carcassonne, et son épouse Maria (1895-1960), directrice de l’école de la Cité. Ils cosignent plusieurs romans et appartinrent très tôt au monde carcassonnais de l’écriture animé de 1920 à 1950 par Joë Bousquet, René Nelli et Ferdinand Alquié. Ainsi les retrouve-t-on parmi les fondateurs des revues « Folklore » et « Cahiers du Sud ».

- L’héraldiste Henri SIVADE (1865-1945).

- Léopold VERGUET (1817-1914) : séminariste à Carcassonne, il partit en Mélanésie comme missionnaire lors d’une expédition risquée. Revenu dans l’Aude, il s’illustra comme artiste peintre, dessinateur, photographe, historien local, numismate. Il se proclama « évêque de la Trivalle », le quartier de Carcassonne qu’il habitait.

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À propos

Passionné de généalogie, d'Histoire de France, de royauté et de religion