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23 Apr

Carcassonne-Cité

Publié par basilique saint nazaire  - Catégories :  #Clergé de l'Aude

CARCASSONNE - CITÉ.

La Cité ou ville haute de Carcassonne fut historiquement, comme elle l'est encore lopographiquement, une ville tout-à-fait distincte*du bourg de Carcassonne , qui usurpa plus tard la dénomination de Ville basse. La fondation de la Ville basse a sa date authentique (1247) et relativement moderne: l'origine de la Cité se perd dans la nuit des temps. Cet état des choses autorise et même exige que la Chronique et le Cartulaire de ces deux villes forme deux parties entièrement distinctes et séparées; tel est aussi l'ordre qu'on a suivi.

L'importance de l'histoire de la Cité de Carcassonne a conduit à répartir les documents historiques qui doivent composer sa Chronique et son Cartulaire entre les sections suivantes:

Temps anciens (Chronique). Inquisition.

Comtes de Carcassonne ( Chronique et Cartulaire). Faubourgs de la Cité.

Chronique et Cartulaire de la Cité de Carcassonne. Banlieue ou Territoire de la Cité de Carcassonne.

Évêques de Carcassonne : Chapitre et Cathédrale; - Eglises Notes statistiques sur la Cité de Carcassonne. de la Cité.

TEMPS ANCIENS (chronique).

ÉPOQUE LÉGENDAIRE. — Besse, le plus ancien historien connu de Carcassonne (1) , niais qui ne date pourtant que de la première moitié du 17TM siècle , expose et développe à sa façon, la tradition généralement admise aux loTM et 16«>« siècles , et qui, en dehors de tout document authentique , attribuait la fondation de la ville de Carcassonne à une colonie do Troyens , amenés sur les rives de l'Aude«par Énée fils d'Anchise. — « Ut in antiquis legiraus , euorsa Troja , ilJo Anchisa, vir strenuissimus , Galliam Narbonensem traiecit, et in radice montis Pyrenei, vnum inexpugnabile Carcasso , in regnum extruxit, et suis proceribus populauit, cuius in regno successorcs suo nominc gloriabantur insignes. > ( Ex libris procuratorum , seruieutium et habitantium Ciuitatis; selon les Mémoires de feu M. Bernard d'Estellat chanoine. Des Archil's de la communauté de la Cité de Carcassonne). — v. ci-après : Cité. Cartulaire. ad ann. 1485. (2)

(\) Histoire des Comtes i: Carcassonne , par G. Besse , cituien do Carcassonnn. 1043.

(2) « La croyance commune était que la nation française descendait en masse des Franks ; mais les Franks, d'où les faisait-on venir? on les croyait issus des compagnons d'Enée ou des autres fugitifs de Troye ; opinion étrange à laquelle le pocrae de Virgile avait donné la forme . mais qui dans le fond provenait d'une autre source et se rattachait à des souvenirs confus du temps où les tribus primitives de la race germanique firent leur émigration d'Asie en Europe, par les rives du Pont-Euxin. Du reste, il y avait sur ce point unanimité de sentiment: les clers et les moines les plus lettrés, ceui qui pouvaient lire Grégoire de Tours et les livres des anciens, partageaient la conviction populaire et vénéraient comme fondateur et premier Roi de la nation française, Francion, fils d'Hector » (Augustin Thierry: Considérations sur l'Histoire de France OEuvres complcttes IV. 12.).

—« Les Annales du Uaynaut, de Jacques de Guisse, publiées à Paris, en 1826 et seqq. , par M. le marquis de Fortia, 15 vol. in-8°, font remonter l'origine des Belges aux Troyens fugitifs de l'Asie mineure (Journal des Savants, juillet et août 1851. article de M. Raynouard). Sans entrer dans un long examen, il nous suffira d'observer que les origines Troyenes des peuples de la Gaule , loin d'être une invention des chroniqueurs du moyen-age, remontent à la plus haute antiquité ; que les auteurs dont nous avons l'habitude d'admettre le témoignage les mentionnent à plusieurs reprises, et que dés-lors il n'y a rien d'impossible aux antiquités que Jacques de Guyse, ou

 

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À propos

Passionné de généalogie, d'Histoire de France, de royauté et de religion