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21 Sep

22 septembre 1523: Charles Ier de Bourbon

Publié par basilique saint nazaire  - Catégories :  #Calendrier


  Image de Charles Ier de Bourbon

 

  Charles Ier de Bourbon, né le 22 septembre 1523 à la Ferté- sous- Jouare

Charles de Vendôme de Bourbon 1546-1552 et 1565-1567.

 

Berretta cardinalizia.png
Cardinal des Bourbon

 

Cinquième fils de Charles de Bourbon, duc de Vendôme, et de Françoise d'Alençon , ses parents :

 Charles de Bourbonle 2 juin 1489 à Vendôme- Décédé le 25 mars 1537 à Amiens à l'âge de 47 ans. 27èmecomte de Vendôme (3 octobre 1495), duc de Vendôme (1er février 1515-1537)

 Françoise de Valois Née en 1490- Décédée le 14 septembre 1550 au château de La Flèche à l'âge de 60 ans- Inhumée dans le chœur de l'église Saint-Georges à Vendôme. Duchesse de Beaumont (1er, septembre 1543 - 14 septembre 1550), duchesse d'Alençon, de Sainte-Suzanne, de Château-Gontier, de La Flèche et de Château-Gontier

(propriétaire du château de Sainte-Suzanne dans le Maine, après la mort de son frère Charles d'Alençon (de Valois). François Ier avait accordé à Françoise les titres de plusieurs seigneuries par des lettres patentes datées de septembre 1543 ; elle avait fait construire le château de La Flèche vers 1540 ; c'est là que fut conçu son petit-fils, futur Henri IV. (Henri IV avait émis le vœu qu'après sa mort, son cœur fut déposé dans la chapelle du collège des Jésuites qu'il avait fondé à La Flèche; ce collège est devenu le Prytanée militaire de La Flèche)

Frère puîné :   d’ Antoine de Bourbon, père d'Henri IV (il est donc son oncle)

 

Oncle et parrain d’Henri IV et cousin germain de François de Lorraine

 

C 'était un homme fort ordinaire, à qui sa haute naissance avait valu de bonne heure les plus éclatantes dignités de l'Eglise.

 

Il fut pourvu très tôt de bénéfices ecclésiastiques.

 

Abbé de Jumièges,

 

Abbé de l'Abbaye de Saint- Wandrille de 1569 à 1578.

 

Abbé de Châalis

 

Il est nommé évêque de Beauvais en 1572.

 

A 13 ans, il était évêque de Nevers (1540-1545)

 

 

En 1544, il devint évêque de Saintes (1544-1550) à l’âge de 19 ans

 

 Evêque de Carcassonne

 

 Il fut créé cardinal du titre de Saint-Sixte en 1548 par le pape Paul III à l’âge de 23 ans

 

Il prit le nom de cardinal de Vendôme.

 

Il prit la suite du cardinal Georges II d'Amboise en 1550 en devenant archevêque de Rouen.

 

En 1551, sous Henri II, il fut nommé lieutenant-général au gouvernement de Paris et Ile-de-France pourvu de tous les bénéfices du cardinal de Châtillon.

 

Cardinal, archevêque de Rouen de 1550 à 1590

 

Il est de plus évêque de Nantes de 1550 à 1554

 

Deux ans après il posséda en outre plus de vingt abbayes, parmi lesquelles on comptait les plus éminentes et les plus riches de la France ; celles de Saint-Denis, de Saint-Ouen de Rouen, de Jumièges, de Corbie, etc.

Cette accumulation de bénéfices en faisait l'un des princes les plus riches de l'Europe ; disposant aussi d'énormes revenus, il aurait pu, dans des temps de troubles comme ceux où il vécut, se mettre en réalité à la tête des affaires, s'il avait eu une véritable ambition et la capacité nécessaire pour la soutenir.

Loin de là, le cardinal de Bourbon mena une vie très ordinaire, visitant quelquefois ses abbayes, faisant le voyage de Rome pour l'élection de Paul IV, sans jamais saisir aucune occasion de déployer ses talents ou d'acquérir une importance personnelle.

 

En 1561, il assista au colloque de Poissy ; il prit part aussi aux Etats généraux d'Orléans et de Rouen, et accompagna, en 1565, le roi Charles IX dans un voyage à Bayonne.

 

La même année, Pie IV le fit son légat à Avignon, où il assista à un concile provincial tenu en cette ville en 1569

 

Légat du pape en  Avignon de 1565 à 1590, c’est lui qui avait béni le mariage de Marguerite de Valois et d’Henri IV à la veille de la Saint-Barthélemy en 1572

 

A la mort de son oncle, il prit le nom de cardinal de Bourbon.

 

En 1572, il obtint le siège de Beauvais comme  évêque-comte de Beauvais qu'il cumula avec celui de Rouen.

 

Il fut élevé à l'évêché, compté-pairie de France, de Beauvais (1572-1575)

 

Le jour de la fête de l'Ascension, le 30 avril 1573, la voûte qui soutenait le clocher de la cathédrale, élevé à 48 toises de hauteur au-dessus de la maçonnerie, élevée elle-même de 24 toises depuis le sol, tomba entièrement. Charles IX contribua à la réparation de cet édifice et le cardinal de Bourbon vendit à cet effet, moyennant 30 000 livres, l'hôtel que les évêques de Beauvais avaient à Paris rue des Billettes, et les bois de haute futaie appartenant à l'évêché.

 

Il se démet de cet évêché en 1575 par échange avec Nicolas Fumée, abbé de la Couture.

 

Proche d'Henri III, il fut le premier prélat nommé commandeur de l'ordre du Saint-Esprit

                                                                    

 Il est le premier commandeur de l’ordre du Saint-Esprit, lors de la première promotion, le 31 décembre 1578.

 

 

 

En 1580 il présida l'assemblée générale du clergé de France à Melun.

 

En 1584, à la mort du duc d'Alençon, les ligueurs le considèrent comme l'héritier du trône de France, excluant de la succession tous les protestants.

 

A la fin du XVIème siècle, la France eut un roi dont le règne fut éphémère, c’était Charles Ier de Bourbon, appelé Charles X pour les besoins de la couronne.

 

En 1588, Henri III le désigne comme son plus proche parent.

 

En 1588, à la seconde assemblée des états de Blois, Henri III, ayant appris qu'il s'était laissé entraîner dans le parti de la Ligue, et craignant qu'on se servît de son nom contre lui, comme on le fit plus tard contre Henri IV, le fit conduire prisonnier d'abord à Tours, puis à Fontenay-le-Comte en Poitou

 

Après le meurtre du duc d’Alençon, dernier frère d’Henri III, Charles de Bourbon- Vendôme fut reconnu par la Ligue et Philippe II d’Espagne comme héritier présomptif de la couronne de France et fut proclamé roi par les Ligueurs au château de Gaillon, dans la Maison Blanche du Lydieu , le 2 août 1589.

Henri III mourut assassiné en 1589.

Aussitôt le duc de Mayenne proclama le cardinal roi de France, sous le nom de Charles X.

C'était en effet le meilleur choix que pût faire la maison de Lorraine pour gagner du temps et se préparer, à l'ombre de ce fantôme de royauté, à placer un de ses membres sur ce trône, dont le roi de Navarre, aîné de la branche des Bourbons et héritier de la branche de Valois, était exclu par son protestantisme.
Dans l'ordre naturel de succession, le cardinal venait après son neveu, qui n'avait pas d'enfants ; ce terme moyen pouvait donc gagner à la Ligue ceux des catholiques qui, tout en craignant l'avènement au trône d'un prince protestant, ne voulaient pas d'un roi qui ne fût point légitime.

 Les Lorrains, à la faveur du nom de Charles X, pouvaient donc continuer de saper la puissance du Béarnais, et préparer les voies à l'avènement de leur maison.

Le 5 mars 1590, le parlement rendit un arrêt imprimé la même année, dans lequel il reconnaissait Charles X pour vrai et légitime roi de France.

 

CHARLES X, cardinal de Bourbon


roi de la Ligue

(D'après un article paru en 1839)

 

Charles X  fut arrêté à Blois le 23 décembre 1589  il fut exilé et placé en résidence surveillée, enfermé au château de Fontenay-le-Comte, en Poitou tandis qu’on assassinait les Guises .

 

 Il y  finit sa vie

 

Deux mois avant sa mort, il avait écrit à Henri IV une lettre où il le reconnaissait comme son légitime souverain.

 

 

Il est proclamé roi par la Ligue pour barrer la route à son neveu Henri IV, sous le nom de Charles X, Par la grâce de Dieu, Roi de France = Dei Gratia Francorum Rex (By the Grace of God, King of France) du 21 Novembre 1589 - 9 Mai 1590 en vertu du principe de catholicité, contre son neveu Henri IV, mais il mourut avant d'avoir pu être sacré à la prison en Fontenay le Comte


 

Son règne fut éphémère (trois mois) et celui que les Ligueurs eux-mêmes appelaient le roi sans couronne

 

 

(On a tant glosé, vociféré sur l’origine de ce Nicolas Poulain, qu’il convient une fois pour toute de mettre les choses au claire.
A la fin du XVIème siècle, la France eut un roi dont le règne fut éphémère, c’était Charles Ier de Bourbon, appelé Charles X pour les besoins de la couronne. Oncle et parrain d’Henri IV et cousin germain de François de Lorraine, il était né en 1523. Abbé de Jumièges, St Wandrille, de Châalis , évêque de Carcassonne, Cardinal, archevêque de Rouen de 1552 à 1590, légat du pape en Avignon de 1565 à 1590, c’est lui qui avait béni le mariage de Marguerite de Valois et d’Henri IV à la veille de la Saint-Barthélemy. À la mort du duc d’Alençon, dernier frère d’Henri III, il fut reconnu par la Ligue et Philippe II d’Espagne comme héritier présomptif de la couronne de France. En 1588, Henri III le désigne comme son plus proche parent. Après le meurtre de ce dernier, Charles de Bourbon-Vendôme fut proclamé roi par les Ligueurs au château de Gaillon, dans la Maison Blanche du Lydieu , le 2 août 1589.
 

Le texte du père Anselme est indéniable. Nicolas Poulain (ou Poullain), le prisonnier de la tour de Gisors, est bien le fils de Charles de Bourbon, archevêque de Rouen.

 Ou alors, par quel fantastique hasard, pourrait-on trouver deux N. Poulain dans la même région, à la même époque?

Quelles pourraient être les possibilités, statistiquement parlant?
A l’instar de son fils, agent double emprisonné à Gisors, ami ou ennemi on ne sait trop, Charles X n’eut guère plus de chance.

Il fut arrêté à Blois le 23 décembre 1589 et placé en résidence surveillée, tandis qu’on assassinait les Guises .

 

Il a été rappelé vers la maison du Père  le 8 mai 1590,à l’âge de 66 ans dans la prison de Fontenay le Comte (85200)le jour même où les troupes royales s'installèrent sous les murs de Paris.

 

Il fut enterré en la Chartreuse de Bourbon-lèz-Gaillon qu’il avait fait ériger de son vivant.


Dalle sépulcrale de
Charles de Bourbon,
archevêque de Rouen
et roi de la Ligue

Stèle funéraire de Charles Ier de Bourbon

Son tombeau fut ravagé par l’incendie de 1764.

 

Ses cendres, avec celles d’autres princes et princesses de Bourbon, furent transférées dans une crypte de la nouvelle Chartreuse reconstruite au même endroit.

 

En 1764, un incendie a détruit la monastère et bien que ses cendres aient été enterrées encore dans Gaillon, une fois que la monastère fut reconstruit.

 

L’abbaye ayant été détruite à nouveau pendant la Révolution, le marbre tumulaire, reflet d’une haute initiation (tête de mort et tibias entrecroisés), fuit placé dans l’église Saint-Georges d’Aubevoye

Sa dalle sépulcrale de marbre est maintenant à l'église de Saint-Georges de Aubevoye.

 


Le personnage dont nous donnons ici le portrait n'est célèbre dans l'histoire que par le rôle passif qu'on lui fit jouer dans les troubles de la Ligue, ou plutôt par celui qu'on fit jouer à son nom ; car pendant le peu de durée de son règne illusoire, le prétendu Charles X était malade et prisonnier. 

La Ligue fit en conséquence graver un sceau et des monnaies à l'effigie du prétendu Charles X ; on parla même d'obtenir une dispense du pape pour faire épouser à ce prélat de soixante-six ans la veuve du duc de Guise.

Pendant ce temps, le cardinal souffrait de la gravelle dans sa prison de Fontenay, que le duc de Mayenne ne songea pas un instant à lui ouvrir.

Il craignait trop ce projet de mariage, qui n'aurait profité qu'aux enfants de son frère qu'on voulait faire adopter par le vieux cardinal, afin que l'aîné devînt son successeur.

Du reste, il paraît que le cardinal, loin d'approuver tout ce qui se fit en son nom, adressa une lettre à Henri IV pour le reconnaître comme son roi légitime.

Au milieu de ce combat d'ambitions, le roi de la Ligue mourut dans sa prison, le 5 mai 1590.

Les chefs de la Ligue ne voulant pas reconnaître Henri IV, et n'osant se déclarer entre le roi d'Espagne et les Guises, continuèrent d'inscrire le nom du cardinal sur les monnaies après sa mort.

En 1594, l'année même de l'entrée d'Henri IV, le même parlement qui avait proclamé Charles X rendit un autre arrêt solennel contre la royauté de ce prince.

Il fut ordonné de rayer son nom sur tous les registres et actes publics où il avait été inscrit.

Il y a eu un autre cardinal Charles de Bourbon, archevêque de Lyon, qu'il ne faut pas confondre avec le roi de la Ligue.

Une anecdote peu connue révèle que Charles de Bourbon, futur prêtre-roi, eut une liaison avec une femme dont ignore tout. De cette union interdite, un fils naquit à Saint-Denis vers 1560. Un fils d’archevêque cela fait désordre, bien qu’il ne fut pas le premier dans ce cas. Outre Châteaubriant, Gérard de Nerval affirme lui aussi qu’il eut un fils naturel appelé Poullain .

 

Le père Anselme de Sainte Marie dans son Histoire Généalogique de la Maison de France, ou il dit très objectivement: « Fils naturel du Cardinal de Bourbon: N. POULLAIN à qui le Roi Henri IV, le qualifiant de Sieur Poullain, fils naturel de feu M. le Cardinal de Bourbon son oncle, ordonna une somme de mille écus dont sa Majesté lui avait fait don, pour lui être payée par Balthazar Gobelin, Trésorier de l'Epargne (extrait de l'original du Conseil du Roi, tenu pour les finances à Paris le 16 mars 1595) »

 

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À propos

Passionné de généalogie, d'Histoire de France, de royauté et de religion