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10 Apr

11 avril 1852: Bérenger Saunière

Publié par basilique saint nazaire  - Catégories :  #Calendrier

Bérenger Saunière

 

abbé Saunière
(François Bérenger Saunière)

 

Curé de Rennes-le-Château du 1er juin 1885 à 1911, curé d'Antugnac

 

  

à l'âge de 64 ans

Parents

 

Vicaire d'Alet du 16 juillet 1879 à 1882, curé du doyenné de Clat du 16 juin 1882 à 1885, curé de Rennes le Château du 1er juin 1885 à 1911, curé d'Antugnac.

Né à Montazels, dans l'Aude (tout près de Rennes-le-Château), aîné d'une famille nombreuse et modeste, Bérenger Saunière devient prêtre et est ordonné en 1879.

Après quelques affectations successives dans son département comme à Clat, il est affecté comme curé de Rennes-le-château en 1885.

Dès son arrivée au village, il est choqué par l'état de délabrement de l'église.

Ses débuts dans la paroisse sont modestes : il vit pauvrement et s'occupe comme il peut, en lisant, en chassant...

Dès son arrivée, il se liera très vite avec Marie Dénarnaud, sa servante, qui le suivra jusqu'à sa mort.

En 1891, Saunière entreprend des travaux dans l'église avec l'argent prêté par la mairie.

C'est lors de ces travaux que les ouvriers découvrent dans un pilier du maître-autel, trois fioles où sont logés des parchemins.

L'abbé ne tarde pas à subtiliser les parchemins aux ouvriers, prétextant qu'ils ont une grande valeur.

La nouvelle se sait très vite au village, et on demande à Saunière de vendre les documents à un musée, l'argent gagné devant rembourser les frais de réparation de l'église.

En 1893, Saunière se rend ainsi à Paris, avec l'accord et grâce au financement de l'évêché de Carcassonne.

Il doit s'entretenir avec l'abbé Vieil, directeur de l'église Saint Sulpice, afin d'obtenir la signification de ces documents.

Durant son séjour à Paris, il rencontre Emma Calvé, célèbre cantatrice de l'époque.

Quelques jours plus tard, l'abbé Vieil lui explique, semble-t-il, le sens caché des parchemins.

Mais personne ne sait rien de cette discussion. On sait que Saunière repart peu après, laissant les documents, mais en en gardant des copies. Ces parchemins, qui n'avaient au départ rien d'extraordinaire (il s'agissait en fait de passages de la Bible écrits en latin), semblent être la clé du mystère de Rennes-le-Château car c'est à partir de ce moment que débute l'étrange vie de l'abbé Saunière.

Sitôt rentré, Saunière entame d'étranges découvertes : en face du maître-autel, il découvre avec l'aide de ses ouvriers, une dalle dite du Chevalier (aujourd'hui exposée au musée de Rennes) dont la face cachée présente de curieuses sculptures de cavaliers, apparemment très anciennes.

Il ordonne alors que l'on creuse une fosse à cet emplacement, et congédie ensuite les ouvriers afin d'explorer le lieu lui-même.

L'attitude de l'abbé paraît de plus en plus étrange aux villageois quand ils se rendent compte qu'il efface dans le cimetière les inscriptions dressées sur une très ancienne tombe, celle de la marquise de Blanchefort.

Il va même jusqu'à déplacer la stèle.

Le maire, choqué par ces saccages, lui demande d'arrêter.

Dès lors, les villageois voient Saunière de plus en plus souvent voyager et s'absenter du village, souvent pour plusieurs jours.

Durant ses voyages, il est muni d'une valise qu'il porte à dos d'âne. Autre mystère, le curé de Rennes, qui vivait jusque-là dans la pauvreté, se met à faire de folles dépenses dans son église qu'il rénove désormais à ses frais.

Il entreprend d'ailleurs une rénovation complète qu'il réalisera selon ses goûts.

Elle est achevée en 1897.

Mais le style est très original, voire choquant, au goût des autres ecclésiastiques. En effet, outre des peintures de couleurs vives et de nombreuses statues, le bénitier est un diable sculpté.

Les constructions et les rénovations ne s'arrêtent pas en si bon chemin. En 1899, il achète six terrains sur Rennes-le-Château, et les met au nom de sa servante, Marie Dénarnaud qu'il désigne comme sa légataire principale.

Le domaine construit jusque-là est terminé en 1906.

Il aménage un jardin, une serre, mais aussi une maison : la villa Béthanie, petite mais luxueuse, comparée aux autres maisons du village.

Mais son œuvre la plus étrange et la plus célèbre est sans aucun doute la tour Magdala qu'il bâtit au bord de la colline.

Cette petite tour, aujourd'hui visitable, abrite sa bibliothèque.

Dans sa villa, il accueille des invités de marque qui viennent de très loin, mais dont l'identité reste obscure.

Si la villa sert à loger les invités, Saunière ne vivra jamais autre part que dans son presbytère.

Si le luxe fastueux de l'abbé fait murmurer les villageois, il fait aussi grincer des dents l'évêché qui l'accuse de trafic d'indulgences, c’est-à-dire de détourner l'argent expédié par les congrégations et fidèles avec qui il est en contact à travers toute la France à des fins personnelles.

Il est d'ailleurs sermonné par l'évêché dès 1901 c'est-à-dire sous l'épiscopat de Monseigneur Félix-Arsène Billard et continuera à l'être régulièrement sous l'épiscopat de son successeur Monseigneur Paul-Félix Beuvain de Beauséjour.

En 1910, Saunière est interdit de messe et remplacé par un autre curé. Habitant toujours à Rennes-le-Château, Saunière officie dans sa villa, dans la petite chapelle placée dans la véranda où les habitants viennent le rejoindre, boudant toutes les messes de l'autre curé.

Durant la Première Guerre mondiale, Saunière, qui n'a d'ailleurs pas pu récupérer son église, se voit soupçonné d'espionnage par certains villageois.

Il meurt le 22 janvier 1917.

Marie Dénarnaud hérite de sa fortune et de ses terres. Elle s'endette et vit recluse jusqu'en 1942 où elle fait la connaissance de Noël Corbu.

En 1946, elle effectue un testament stipulant M. et Mme Corbu légataires universels du domaine où ils s'installent. Elle est frappée, le 24 janvier 1953, d'une attaque cérébrale, la laissant muette et paralysée.

Elle meurt 5 jours plus tard, le 29 janvier 1953, sans prononcer un mot.

Elle avait 85 ans.

(d'après Wikipédia + www.renneslechateau.com)

 

 

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À propos

Passionné de généalogie, d'Histoire de France, de royauté et de religion