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25 May

06 mai 589: Sergius (1er évêque de Carcassonne)

Publié par basilique saint nazaire  - Catégories :  #Clergé de l'Aude

587
Création de l’évêché de Carcassonne par son premier évêque Sergius.

 

SERGIUS  

(an 589)

 

Il est le premier évêque de Carcassonne dont on peut fixer l'existence à date certaine (1)

 

On trouve sa souscription au 3"« concile tenu à Tolède , sous la domination des rois Wisigoths, en l'an 589 (le 6 mai an 627 de l'ère espagnole)

Elle se trouve aussi au concile tenu la même année à Narbonne: 

Sergius in Christi Domine Carcassonensis Episcopus in has contitutiones interfui et subscripsi 

(labbe: Concilia T. V. col. 1016 et 1601 )

 

(I) Nous croyons avec SIM. de Marca [ Marca Uispanica. pag. 81 ], et de Valois [ Valksius: IS'olitia Galliarutn. pag. 51 i el seqq.l , que les villes de Carcassonne et d'Elne n'ont été érigées en évéchés qu'après l'an 507, lorsque les Visigolhs ayant perdu les deux villes de Lodéve et d'Uscz, ils firent, à ce qu'il piroit, ériger celles-là en évéchez, pour se dédommager de la perle des autres

( Histoire générale de Languedoc. T. I. édit. in-fol. JVole. L. Vil. pag 658)

 

  Le troisième Concile de Tolède s'est tenu à Tolède, dans le royaume Wisigothique, actuelle Espagne, en mai 589.

Il marque l'entrée du catholicisme dans l'Espagne wisigothique et l'introduction dans la chrétienté occidentale de la clause filioque.

File:Concil Toled.jpg

IIIe Concile de Tolède : Le roi Récarède et les évêques

 

Les origines du concile

Les goths Arianistes

Au IVe siècle, l'évêque Wulfila (ca 310 - 383) inventa une écriture de la langue gothique, traduisit la Bible en gothique et convertit les Goths à l'Arianisme.

Lorsque les Wisigoths migrèrent vers l'ouest, ils rencontrèrent des communautés chrétiennes latines, pour lesquels l'arianisme était un anathème.

Les Wisigoths gardèrent leurs croyances arianistes et refusèrent de rejoindre l'Eglise catholique.

Tentatives d'unification

Avant ce concile, Le roi Récarède Ier avait organisé des réunions informelles des évêques afin de résoudre le schisme présent dans le royaume.

A la deuxième réunion, où évêques arianistes et catholiques étaient présents, Récarède montra qu'aucun évêque arianiste n'a fait de miracles.

La dernière réunion, ou il n'y avait que des évêques catholiques, Récarède accepta la foi catholique.

L'évêque Leandre et le roi Récarède Ier

Le concile fut organisé par l'évêque Leandre de Seville qui a travaillé sans relâche pour convertir les rois arianistes Wisigoths et qui a finalement réussi avec Récarède Ier.

L'abbé Eutropius avait la gestion quotidienne du concile selon le chroniqueur Jean de Biclare.

Au nom du roi, Leandre convoqua les évêques et les nobles en mai 589.

Cependant, le roi Récarède Ier et Leandre ne purent persuader que huit évêques arianistes à participer au concile.

Participants

Soixante douze évêques du royaume wisigoth participèrent à cette assemblée, soit en personne, soit par un représentantHL Tome I 1.

Déroulement du concile

Ouverture

Le concile débuta le 4 mai par trois jours de prières et de jeûne. Puis le roi Récarède Ier proclama, par la voix d'un notaire, sa nouvelle confession. Les précisions théologicales définissant la Trinité ainsi que les principes arianistes, établissant l'orthodoxie récente du roi, et ses longues citations des Ecritures révèlent que cette proclamation fut écrite par un autre, probablement par Leandre.

 

Déroulement du concile

Ouverture

Le concile débuta le 4 mai par trois jours de prières et de jeûne. Puis le roi Récarède Ier proclama, par la voix d'un notaire, sa nouvelle confession.

Les précisions théologicales définissant la Trinité ainsi que les principes arianistes, établissant l'orthodoxie récente du roi, et ses longues citations des Ecritures révèlent que cette proclamation fut écrite par un autre, probablement par Leandre.

Déclarations


File:Reccared I Conversión, by Muñoz Degrain, Senate Palace, Madrid.jpg

Conversion de Récarède, par Muñoz Degrain, Palais du Sénat, Madrid

 
 

Dans ces déclarations, Récarède déclara que Dieu l'avait inspiré afin de mener les Goths vers la vraie foi, de laquelle ils avaient été induits en erreur par de faux professeurs (En fait ils avaient été christianisés par les Ulfilas Arien, mais le thème de Leandre était la réconciliation)

Il déclara que non seulement les Goths , mais les Suèves, qui par la faute d'autres ont été amenés dans l'hérésie, avaient été ramenés dans la foi.

Ces nations qu'il a consacré à Dieu par la main des évêques, qu'il appelait à terminer le travail.

Il a ensuite prononcé l'anathème contre Arius et sa doctrine et a déclaré son acceptation des conciles de Nicée, Constantinople, Éphèse, Chalcédoine.

Il prononce également l'anathème sur tous ceux qui reviendrait à l'arianisme après avoir été reçus dans l'Eglise par le Saint Chrême ou l'imposition des mains.

Ont ensuite suivi les credos de Nicée et de Constantinople et la définition de la Chalcedoine.

Les déclarations furent achevés par les signatures de Récarède et de Baddo, sa femme, et ces déclarations furent accueillis sous une ovation générale.

L'assemblée des évêques fut également appelée à déclarer publiquement sont renoncement à l'Arianisme et leur acceptation du catholicisme.

Anathèmes

Vingt-trois anathèmes ont été prononcés contre Arius et ses doctrines, succédé par les credos de Nicée et de Constantinople et la définition de Chalcedoine, le tout souscrit par les évêques arianistes et leurs église, ainsi que par tous les nobles Goths.

Ces évêques étaient Ugnas de Barcelone, Ubiligisclus de Valence, Murila de Palencia, Sunnila de Viseu, Gardingus de Tui, Bechila de Lugo, Argiovitus de Porto et Froiscus de Tortosa.

Le nom de ces évêques sont d'origine germanique et quatre viennent des diocèses des Suèves, montrant que probablement Léovigilde, après ses conquêtes, avait remplacé les évêques catholique par des Ariens.

Principaux Canons

Récarède permet au concile d'élaborer les canons nécessaires, en particulier celui qui établit un credo à réciter à la communion de façon à ce que personne ne puisse plaider l'ignorance comme excuse de sa mal-croyance.

Vingt trois canons furent ensuite édictés avec un édit de confirmation du roi. Parmi les principaux :

  • Le 1er confirme les décrets des conciles antérieurs de l'église catholique et les lettres synodales envoyés au Pape
  • Le 2e confirme la récitation du credo de de Constantinople lors de la Sainte Communion, avec l'ajout de la clause Filioque (Credo in Spiritum Sanctum Qui Ex Padre Procedit Filioque - « Je crois en l'Esprit Saint qui procède du Père et du Fils ») qui n'a jamais été accepté dans les églises d'Orient et a conduit à la controverse.
  • Le 5e interdit aux évêques, prêtres et diacres ariens convertis de vivre avec leurs épouses
  • Le 7e ordonne que les Ecritures doivent être lues à la table de l'évêque durant les repas
  • Le 9e transfère les églises ariennes aux évêques de leurs diocèses
  • Le 13e interdit aux clercs d'agir contre d'autres religieux avant de passer devant un tribunal
  • Le 14e interdit aux juifs d'avoir des épouses, concubines ou esclaves Chrétiennes, ordonne aux enfants de telles unions d'être baptisés. Les juifs doivent également être retirés de tous les bureaux dans lesquels ils pourraient avoir à punir les chrétiens. Les esclaves chrétiens qu'ils ont circoncis ou qu'il ont fait participer à leurs rites sont immédiatement affranchis.
  • Le 21e interdit aux autorités civiles de retirer les charges des clercs ou des esclaves de l'église ou du clergé
  • Le 22e interdit les pleurs aux funérailles
  • Le 23e interdit de célébrer les veilles de jours Saint avec des danses et des chants, reconnus comme « indécents »

Les canons furent souscrits d'abord par le roi, puis par 5 des 6 métropolitains, signé d'abord par Masona. 62 évêques soucrivirent en personne, 6 par procuration. Tous les évêques de la Tarraconaise et de Septimanie étaient présents ou représentés. Dans les autres provinces, plusieurs évêques étaient manquants.

Clôture

Les débats furent clos par une homélie triomphante de Léandre sur la conversion des Goths, conservé par son frère Isidore en tant que Homilia de triumpho ecclesiae ob conversionem Gothorum, une homélie sur le « triomphe de l'Église et la conversion des Goths. »

Effets du concile

Les proscriptions à l'encontre des juifs furent bientôt suivis par des conversions nécessaires, ce qui a conduit à un exil massif des juifs d'Espagne wisigothique vers Ceuta et les territoires wisigothiques voisins d'Afrique du Nord.

Là, se forme une communauté d’exilés mécontents, qui par la suite formeront des alliances et donneront des informations utiles au moment de l'invasion des Maures en 711.

La clause du Filioque se répand dans l'occident latin mais ne prends pas en orient.

Les Francs l'ont adopté mais son utilisation a suscité une controverse au IXe siècle.

Son usage s'est répandu à Rome, peu après l'an mil, et elle a contribué au Grand Schisme (1054) entre les orthodoxes et les catholiques.

  1. Livre VI - LXVII. — Les évêques de la Septimanie assistent au troisième concile de Tolède. p.648
  • Autres références
  • (en) Thompson, E. A. The Goths in Spain. Oxford: Clarendon Press, 1969.
  • (la) Synodus Toletana tertia, minutes from the Collectio Hispana Gallica Augustodunensis (Vat. lat. 1341)

Les conciles de Tolède sont une série de dix-huit assemblées politico-religieuses tenues à Tolède entre les années 400 et 702, tous, excepté le premier, datant de l'époque de la domination des Wisigoths.

Ces assemblées politico-religieuses de la monarchie wisigothique sont convoquées par le roi et présidées d'abord par l'archevêque le plus ancien, postérieurement par l'archevêque de Tolède.

La représentation est réduite aux hautes hiérarchies ecclésiastiques et à la noblesse.

Pendant ces conseils, des décisions ont parfois été prises en ce qui concerne les limites du pouvoir royal ; mais beaucoup ont été utilisés pour légaliser des coups de force et des usurpations.

 

Les conciles

  Année Remarque
Ier Concile de Tolède 400 Soumission des évêques Priscillanistes
IIe concile de Tolède 527/531  
IIIe concile de Tolède 589 Présidé par Léandre de Séville : Premier concile à avoir un caractère général, il y est décidé l'abandon de l'arianisme par les Wisigoths.
IV e concile de Toléde 633 Présidé par Isidore de Séville : Il sanctionne le caractère électif de la monarchie wisigothe.
V e concile de Tolède 636 Présidé par Isidore de Séville
VI e concile de Tolède 638 Il confirme les décrets politique pris lors du précédent concile
VII e concile de Tolède 646 Concile politique qui réprime fermement les conspirateurs contre la royauté
VIII e concile de Tolède 653  
IX e concile de Tolède 655 Concile restreint : promulgue des règles sur la discipline ecclésiastique
X e concile de Tolède 656 Concile restreint à vocation politique
XI e concile de Tolède 675 Porte sur une réforme de la discipline ecclésiastique
XII e concile de Tolède 681 Légitime l'élection du roi Erwig. Confirme les lois restrictives à l'encontre des juifs
XIII e concile de Tolède 683 Réhabilie les rebelles contre le roi Wamba.
XIV e concile de Tolède 684 Approuve les décisions du troisième concile de Constantinople.
XV e concile de Tolède 688  
XVI e concile de Tolède 693 Adopte des mesures restrictives contre les juifs
XVII e concile de Tolède 694 Adopte des mesures répressives contre les Juifs.
XVIII e concile de Tolède 702 Dernier concile avant l'invasion des Maures

Caractère et mode du développement des conciles

On a beaucoup discuté sur le caractère et les modalités de ces assemblées qu'étaient les conciles généraux.

Il n'existe un parallèle dans aucun pays et par conséquent la question est ouverte à de multiples interprétations.

En général, par quelques indications, nous savons que les conciles constituaient une forme d'appui au roi ou à sa politique, mais on ne sait pas s'il s'agissait d'un appui simplement moral, d'un appui secondaire (le base du pouvoir du royal étant dans l'appui des nobles et de l'armée) ou d'un appui décisif sans lequel le roi n'obtiendrait pas l'appui des nobles ou de la population laquelle était très influencée par les autorités religieuses.

Les décisions du concile traitaient des demandes du roi (indépendamment des sujets de stricte discipline ecclésiastique) et elles étaient adoptées à la majorité (à partir du VIIIe concile, l'assistance de nobles palatins avait rapproché les Goths à la majorité ou peut-être elle leur a donnée)

Les évêques qui défendaient les positions mises en échec étaient obligés d'assumer les décisions conciliaires sous peine d'excommunication.

Dans tous les cas les décisions adoptées allaient dans la direction suggérée par le roi et ont rarement nui aux désirs de celui-ci (si tel serait le cas, le roi pouvait ne pas confirmer les résultats du conseil), en présentant au moins des normes qui pourraient être du plaisir réel.

Le roi n'a été jamais critiqué par les évêques dans un conseil, bien qu'on ait critiqué parfois le roi précédent.

L'assistance au conseil était obligatoire, sauf maladie ou réalisation d'un ordre du roi ; la peine par inaccomplissement devait être l'excommunion pour une année.

Les synodes provinciaux traitaient théoriquement de sujets ecclésiastiques et les décisions qui y étaient prises étaient étendues à d'autres provinces.

Ils avaient lieu dans une église métropolitaine qui restait fermée aux fidèles, les participants devant entrer par une seule porte surveillée par les ostiarios (ostiarií = portiers)

Les évêques s'asseyaient en cercle par ordre d'ancienneté, et lorsqu'ils étaient placés, quelques prêtres pouvaient entrer et s'asseoir derrière eux pour assister à l'assemblée ; accédaient ensuite les diacres qui avaient le droit de le faire, mais ils restaient debout ; entraient finalement les hôtes laïques, avec leurs secrétaires (notarií ) qui rédigeraient les actes (aucun membre du clergé inférieur ne pouvait assistait aux synodes)

Quand tout ce monde était installé dans ces lieux, on fermait la porte surveillée par les ostiarios.

Une session protocolaire avec prières et préambules s'initiait alors. Ensuite le métropolitain sollicitait la présentation des sujets par ordre.

Une fois tous les sujets traités, on appelait les ecclésiastiques ou laïques qui étaient restés dehors pour savoir s'ils avaient quelque chose dire car ils pouvaient présenter des plaintes contre des évêques, juges, nobles ou tout autre personne.

L'archidiacre rassemblait alors les plaintes exprimées pour les présenter à la réunion et si le demandeur était d'accord, il était appelé pour parler.

Si la demande ou la plainte était acceptée, elle était communiquée à un fonctionnaire royal (executor) pour faire comparaître la personne exigée devant le synode.

Lorsque tous les sujets étaient traités et clos, le concile se terminait avec des prières (pour Dieu et le roi) et par la signature des actes (dont le premier signataire était le métropolite).

Le Musée des conciles et de la culture wisigothe à Tolède

Ce musée1 a été ouvert en 1969 dans l'église San Román à Tolède.

Il contient des codex en lettre wisigothiques et des exemples de découvertes archéologiques, orfèvrerie et bijouterie, en provenance tant de la ville de Tolède comme de la province.

 

 

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À propos

Passionné de généalogie, d'Histoire de France, de royauté et de religion