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05 Apr

Publié depuis Overblog

Publié par basilique saint nazaire

La rue Barbacane vers 1900

La rue Barbacane vers 1900

La vie au pied de la Cité vers 1870

Grâce aux «Souvenirs de jeunesse» de l'historien Jean Guiraud, nous avons quelques témoignages sur l'importance de la religion à la Trivalle et à la Barbacane aux alentours de 1870. Né en 1866 dans une famille profondément catholique, l'enfant note avec plaisir les pratiques religieuses des ouvrières travaillant dans la filature de l'île, dont son père est directeur et où il habite : «J'allais gambader sur les matelas de laine qu'on allait filer dans la filature, j'étais choyé par les femmes qui surveillaient les machines. J'admirais les petits autels qu'elles faisaient contre les murs et qu'elles décoraient de statuettes de saints et de vases de fleurs ; car le personnel de l'usine était pieux et la plupart des ouvrières appartenaient à la congrégation de notre paroisse Saint-Gimer».

Le mois de mai était l'occasion de supplément de religiosité, car les ouvrières décoraient les murs de l'usine de «mois de Marie», qu'elles saluaient à l'entrée et à la sortie de leur travail, allaient aux processions suivant le buste de saint Gimer, considéré comme le premier évêque de la ville.

Par la suite, Jean Guiraud quitta Carcassonne pour Paris et réussit un brillant parcours universitaire, mais son imprégnation catholique explique qu'il ait manifesté une vive hostilité à la séparation des Églises et de l'État de 1905. Éditorialiste puis rédacteur en chef de «La Croix» entre les deux guerres, il collabora ensuite avec des revues soutenues par le régime de Vichy en voulant démontrer les responsabilités de la franc-maçonnerie dans la Révolution de 1789.

Enfin, en 1946, il accusa le gouvernement du général de Gaulle d'autoritarisme pour avoir fait adopter les lois en faveur de la famille et de la Sécurité sociale «qui tend à dépouiller la famille de ses droits essentiels pour les transférer à l'État, accaparant même la mise au monde des enfants par des lois réglementant et payant la nuptialité, réglementant et payant les naissances».

On est quelque peu étonné de constater une telle hostilité de la part de ce grand historien.

Guiraud (J.), «Souvenirs de jeunesse», 1866-1900, université de Savoie, 2012.

IL Y A UNE AUTRE PHOTO sur plan de travail

Claude Marquié.

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À propos

Passionné de généalogie, d'Histoire de France, de royauté et de religion